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	<title>Site d'Annie Vacelet-Vuitton</title>
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		<title>Site d'Annie Vacelet-Vuitton</title>
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		<title>Les derni&#232;res informations</title>
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<category domain="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique31">2.Agenda</category>


		<description>Bonjour. Pour information : Le livre que j'ai &#233;crit &quot;Dans les taillis de Bondy. Journal d'une psychologue en banlieue 2&quot;, est termin&#233; et d&#233;pos&#233; &#224; la SCAM. Il ne sera sans doute imprim&#233; et diffus&#233; qu'en 2011, parce que, cette ann&#233;e, je suis occup&#233;e &#224; faire un film. J'interromps &#233;galement la vente de mes livres et films par le biais de ce site pendant un an. Si vous voulez acheter le livre &quot;D&#233;limitation d'un corps&quot;, vous pourrez le trouver &#224; la librairie &quot;La lucarne des &#233;crivains&quot; rue de l'Ourcq, (...)

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&lt;a href="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique31" rel="directory"&gt;2.Agenda&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Bonjour. Pour information : Le livre que j'ai &#233;crit &quot;Dans les taillis de Bondy. Journal d'une psychologue en banlieue 2&quot;, est termin&#233; et d&#233;pos&#233; &#224; la SCAM. Il ne sera sans doute imprim&#233; et diffus&#233; qu'en 2011, parce que, cette ann&#233;e, je suis occup&#233;e &#224; faire un film. J'interromps &#233;galement la vente de mes livres et films par le biais de ce site pendant un an. Si vous voulez acheter le livre &quot;D&#233;limitation d'un corps&quot;, vous pourrez le trouver &#224; la librairie &quot;La lucarne des &#233;crivains&quot; rue de l'Ourcq, Paris 19&#176; arrondissement. (Voir les coordonn&#233;es exactes dans la rubrique &quot;Livres et films disponibles&quot;. Le film &quot;Luc Moullet, la ru&#233;e vers l'art&quot; est toujours disponible au Centre national de la cin&#233;matographie - Images de la Culture, rue Galil&#233;e, Paris. &#192; bient&#244;t. Annie Vacelet-Vuitton.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sinon, la vie continue :&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;JUILLET 2010 : UNE S&#201;QUENCE DU FILM &quot;GERMAINE TILLION&quot; 4mn21 (tourn&#233; et mont&#233; dans le Jura) SUR LE SITE DU BOSTON GLOBE.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://article.wn.com/view/2008/04/22/Germaine_Tillion_100_French_Resistance_fighter/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://article.wn.com/view/2008/04/22/Germaine_Tillion_100_French_Resistance_fighter/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;MARS 2010 PROJECTION &#224; Clermont-Ferrand&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Salle des Fr&#232;res Lumi&#232;res - Cit&#233; Universitaire (CROUS), 25 rue Etienne Dolet/ lundi 1er mars, &#224; 20h30&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En partenariat avec TRACES DE VIE, L'&#233;quipe de Cin&#233;fac vous propose le documentaire &quot;Luc Moullet, la ru&#233;e Vers l'Art&quot;, 54 minutes de Annie Vacelet&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Annie Vacelet est initi&#233;e par Luc Moullet aux subtiles arcanes de son cin&#233;ma tangent. entretien unique et frontal, confrontation sourde d'un homme &#224; son cin&#233;ma, qui l'incarne totalement, la ru&#233;e vers l'art est une entreprise minimale qui convie &#224; l'ouverture d'une reflexion extr&#234;me sur le pouvoir des images et sa contestation Si Annie Vacelet est une moullette convaincue, elle ne r&#233;pare pas une injustice ni n'&#233;claire une m&#233;prise (le cin&#233;ma de moullet et une r&#233;invention du burlesque), mais prend le risque de d&#233;mystifier tout une rh&#233;torique du cin&#233;ma en filmant Moullet dans la pose qui lui a toujours plus, icone foudroy&#233;e aux pieds des ma&#238;tres, il marmonne sa sagesse et impose sa vision.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinefac.clermont.free.fr/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://cinefac.clermont.free.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinefac.clermont.free.fr/?cat=72&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://cinefac.clermont.free.fr/ ?cat=72&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;24 D&#201;CEMBRE 2009 - une fiction inspir&#233;e de faits r&#233;els.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;LA NUIT DU PANGOLIN&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Texte d&#233;pos&#233; &#224; la Soci&#233;t&#233; civile des auteurs multimedia (SCAM)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Putain ! Cette nuit, j'&#233;tais le dindon de la farce ! J'ai essay&#233; d'aller au th&#233;&#226;tre (on donnait l'int&#233;grale de Strindberg au th&#233;&#226;tre du Nord Ouest) sur le conseil d'une jeune amie assistante et com&#233;dienne qui, de son c&#244;t&#233;, passait No&#235;l en famille dans le Jura. Je n'ai pas pris mon v&#233;lo comme pr&#233;vu, la pluie &#233;tait glaciale. Donc, m&#233;tro. J'aime bien la rue du faubourg Montmartre, la brasserie Chartier, le Palace ferm&#233;. Mise &#224; part ce petit d&#233;tour touristique, je suis tomb&#233;e sur une troupe de com&#233;diens &#224; cran, regroup&#233;s au fond d'un bar, repli&#233;s sur eux, limite agressifs, ne sachant sur quel pied danser ! Nous &#233;tions trois spectateurs. Je suis partie pour qu'ils ne soient pas oblig&#233;s de jouer ! Mais, faut &#234;tre fort dans ce genre de circonstances. Les seules paroles qu'un com&#233;dien ait r&#233;ussies &#224; me sortir, ont &#233;t&#233; : &#171; Quelle id&#233;e de venir au th&#233;&#226;tre un soir de No&#235;l ? &#187; Ensuite, j'ai repris le m&#233;tro, et je suis all&#233;e &#224; Notre Dame &#233;couter une messe de Mozart, &#224; l'orgue, compl&#232;tement p&#233;t&#233;e, genre techno, d&#233;mente, stridente, allum&#233;e, stress&#233;e comme une scie sauteuse. Il y avait aussi une chorale enchanteresse d'enfants, d'adolescents, et d'adultes, habill&#233;s en aubes bleu ciel. Le discours du cardinal &#233;tait on ne peut plus inconsistant. Il nous a demand&#233; de r&#233;sister au pessimisme des politiques de droite et de gauche, et de ne pas nous laisser avoir par le catastrophisme des &#233;colos. Il nous a propos&#233; de croire en Dieu et en J&#233;sus son fils notre sauveur... En r&#233;sum&#233; : la d&#233;prime, c'est l'ennemi !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Garde ta joie b&#233;b&#233;, je me suis dis, pendant que j'attendais le bus de nuit N13 devant le th&#233;&#226;tre de la ville ferm&#233;, avec quatre ou cinq adolescents blacks &#8211; habill&#233;s en tenues de combat, jean sur les hanches, blousons de cuir &#8211; qui rentraient sur Bobigny. Non loin de l&#224;, juste de l'autre c&#244;t&#233; de la place du Ch&#226;telet d&#233;sert&#233;e, la Seine tr&#232;s haute d&#233;roulait sa fureur, la nuit mena&#231;ait de faire gouffre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Morale de l'histoire : je (les gens comme moi) ne ferai/ont jamais partie de la f&#234;te. Oui, on m'invite, on me dit : &#171; Entre les f&#234;tes, tu peux passer. &#187; dans l'entre deux, &#224; la marge, en visite. On m'invite &#224; passer. Passant, passe ton chemin. Je suis la passante, l'inassimilable, voire l'ind&#233;sirable, l'inclassable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avant de sortir pour mon p&#233;riple nocturne, je regardais la t&#233;l&#233;. Les nazes de l'&#233;mission &#8220;C'est-&#224;-dire&#8221; s'extasiaient sur la haute valeur symbolique des f&#234;tes de fin d'ann&#233;e : &#171; On y invite les gens qu'on aime, ceux qui comptent vraiment, ceux avec qui on a envie de consolider des liens. Ce sont des f&#234;tes hautement symboliques. &#187; Ouais, les nazes de la t&#233;l&#233; &#233;voquent un Symbolique et des rituels qui servent surtout &#224; exclure. C'est le principe du tiers exclu bien connu : Dans les ann&#233;es 30, les Allemands, pour se sentir allemands, ont eu besoin de sacrifier les Juifs. A partir du moment o&#249; ils ont pu s'identifier comme non-juifs, ils se sont sentis un peu plus allemands. Sans ce sacrifice, ils n'auraient pas pu d&#233;finir leur identit&#233; collective. Que signifie &#8220;&#234;tre allemand&#8221; aujourd'hui ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une heure trente-deux du matin, place du Ch&#226;telet. Raide comme un gla&#231;on, j'attends toujours le bus. Je me meurs de froid et d'impatience, quand soudain un brouhaha se fait entendre du c&#244;t&#233; du quai de Gesvres. Un animal appara&#238;t, poursuivi par des hommes, une masse compacte d'hommes et de chiens. L'animal gigantesque avance avec dignit&#233;. Il pose une patte entre la fontaine n&#233;o-renaissance et le kiosque &#224; journaux, sans les &#233;gratigner, et tourne la t&#234;te dans notre direction. Ils nous regarde, nous les paum&#233;s qui attendons l'avant-dernier bus de la nuit. La plupart des adolescents pr&#233;sents prennent la poudre d'escampette en retenant leurs pantalons de s'effondrer sur leurs chaussures vernies &#224; bout pointues. Quel est cet animal ? Je cligne des yeux en tentant de m'accommoder d'une vision si puissante : l'animal a les griffes d'un f&#233;lin, les &#233;cailles d'un reptile, et des nageoires par derri&#232;re. L'un des adolescents, celui qui porte la tenue de combat &#8211; de camouflage plut&#244;t, un peu d&#233;cal&#233;e, ocre blanc et marron clair, une tenue du d&#233;sert en plein hiver &#224; Paris &#8211; le gars me dit &#224; voix basse en resserrant les lacets de son capuchon : &#171; Un Pangolin ! &#187; Quoi, un Pangolin ? Il m'explique rapidement qu'il s'est fait raconter l'histoire du Pangolin par son oncle maternel, qui est n&#233; en Afrique de l'ouest, avant de finir sa vie dans un foyer de travailleurs immigr&#233;s du 19&#232;me arrondissement. Il me propose d'aller &#224; la rencontre de l'animal qui nous regarde toujours, et semble nous attendre, blotti du c&#244;t&#233; de l'ancien club de jazz transform&#233; en magasin de plantes bio. Le gars m'agrippe par la manche. Il a envie de parler, son regard brille, il sourit. Au bout d'un moment, il sort de son battle-dress une machette orn&#233;e d'une poign&#233;e Vuitton, et m'entra&#238;ne du c&#244;t&#233; du Pangolin tout en m'expliquant que ses anc&#234;tres classaient les animaux par cat&#233;gories &#8220;&#224; griffes&#8221; &#8220;&#224; plumes&#8221; &#8220;&#224; &#233;cailles&#8221; &#8220;&#224; becs&#8221; etc. Mais que dans le lot, il y en avait toujours un qu'on ne pouvait pas classer : le Pangolin, l'animal &#224; &#233;cailles avec des griffes et des doigts palm&#233;s, l'animal irrationnel qu'il faudra tuer r&#233;guli&#232;rement au cours de chasses sacr&#233;es, sacrificielles, afin de redessiner la classification, de revitaliser l'ordre symbolique qui participe de l'ordre du village : chacun &#224; sa place bon dieu, et que rien de d&#233;passe ! Le gars ne sort certainement pas toutes ces informations de la bouche de son oncle. Il me le confirme, il a fait de l'ethnologie, oui, avec Michel Cartry, &#233;minent sp&#233;cialiste du peuple Gourmantch&#233; &#224; l'&#201;cole Pratique des Hautes &#233;tudes en sciences humaines et sociales, o&#249; il a d'ailleurs obtenu un doctorat. C'est un surdou&#233; !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le gars s'approche du Pangolin, et avant que les chiens n'aient le temps d'intervenir, lui tranche la gorge. Ensuite il &#233;clate en sanglots : &#171; Le rassemblement symbolique du village et des familles &#8220;comme il faut&#8221; exige l'exclusion, le massacre, du Pangolin. &#187; Je m'efforce de le consoler, mais il continue : &#171; Il faut dire que le Pangolin, cet ahuri, est un animal d'une grande douceur. Lorsque le chasseur l'attrape pour le zigouiller, il ne se rebelle pas, tu as vu, il tend la gorge &#224; celui qui va la lui trancher. Il est d'accord ! C'est sa fa&#231;on de participer &#224; la restauration du lien symbolique ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s avoir &#233;panch&#233; sa soif de sang et de sens, le gars m'a raccompagn&#233;e &#224; l'arr&#234;t du bus N13, m'a serr&#233; la pince et m'a dit avant de me quitter : &#171; Dans la mythologie, il existe deux grandes cat&#233;gories d'animaux : les animaux tot&#233;miques, auxquels on s'identifie pour former des clans, et les animaux qu'on sacrifie afin de rafra&#238;chir la carte des clans. Une histoire vieille comme le monde ! Je te conseille de choisir entre les deux, sinon tu risques de te perdre. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un peu plus tard, dans le bus N13, qui nous ram&#232;nent du c&#244;t&#233; de la gare de l'Est, les adolescents et moi ne sommes plus que les Pangolins de la f&#234;te la plus cruelle qui soit, celle de No&#235;l ! Car personne n'est dupe. Pendant que le bus longe le boulevard Gambetta &#8211; sa tour St Jacques &#233;clair&#233;e en biseau, ses entrep&#244;ts de fripes, son passage Brady et ses salons de coiffure exotique) &#8211;, les adolescents que l'attente du bus et le sacrifice du Pangolin ont frigorifi&#233;s, se tiennent &#224; carreau. Les autres passagers, des ouvriers qui ne se doutent de rien, roupillent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#169; Annie Vacelet-Vuitton alias Nini Pinpin&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;PS : l'id&#233;e g&#233;niale de la machette avec la poign&#233;e Vuitton vient de Ben Vauthier, artiste Dada.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LE 15 NOVEMBRE 2009, Salon du livre de Romagne, un pays situ&#233; entre Bordeaux, Lisbonne, Cr&#233;on, St Emilion.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'y pr&#233;sente &quot;D&#233;limitation d'un corps. Journal d'une psychologue en banlieue&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour plus d'informations cliquez !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.coeurentre2mers.com/spip.php?article2308&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.coeurentre2mers.com/spip.php ?article2308&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://pagesperso-orange.fr/biblimedia/les_auteurs.htm&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://pagesperso-orange.fr/biblimedia/les_auteurs.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.targon-tourisme.net/185.htm&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.targon-tourisme.net/185.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_58 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:451px;' &gt;
&lt;img src='http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L451xH640_couv_2-2d373.jpg' width='451' height='640' alt=&quot;&quot; style='height:640px;width:451px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deuxi&#232;me &#233;dition corrig&#233;e, 100 exemplaires, 107 pages, 17 euros. Contact mail : &lt;a href=&quot;mailto:bytarika@orange.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;bytarika@orange.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fiche technique :
&lt;br /&gt;&#8212; Titre : D&#233;limitation d'un corps. Journal d'une psychologue en banlieue.
&lt;br /&gt;&#8212; Genre : Monographie
&lt;br /&gt;&#8212; Auteur : Annie Vacelet
&lt;br /&gt;&#8212; &#201;dition By Tarika &lt;br /&gt;&#8212; Pages : 107
&lt;br /&gt;&#8212; Date de publication : 2009
&lt;br /&gt;&#8212; Prix : 17 euros (33% pour le libraire)
&lt;br /&gt;&#8212; ISBN : 978-2-9508179-2-1&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces textes professionnels mais aussi personnels sont les plus pr&#233;cieux que j'ai &#233;crits depuis 1975, date &#224; laquelle l'aventure du Secteur psychiatrique a commenc&#233;. Il &#233;tait alors question, pour ma g&#233;n&#233;ration, de s'engager &#224; transformer l'h&#244;pital psychiatrique, &#224; le rendre plus humain en inventant une nouvelle clinique, hors les murs. Cette &#171; r&#233;volution &#187; reste li&#233;e aux r&#233;flexions de Franco Basaglia en Italie, de David Cooper et Ronald Laing en Angleterre, de F&#233;lix Guattari, Maud Mannoni en France, et bien d'autres&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'auteur : Annie Vacelet pratique la psychanalyse, &#233;crit et r&#233;alise des films. Elle a particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de nombreux lieux de soins. Par o&#249; est-elle pass&#233;e pour interroger, transformer et am&#233;liorer l'institution ? O&#249; a-t-elle trouv&#233; les appuis n&#233;cessaires ? &#171; Des choses ont pris, un sillon s'est creus&#233;, un parcours, une esth&#233;tique de travail et de vie. Le mouvement de 1968 y est peut-&#234;tre pour quelque chose &#187;. Daniel Loriot, sociologue.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Contacts : &lt;br /&gt;&#8212; Annie Vacelet, &#233;dition By Tarika
&lt;br /&gt;&#8212; 11 rue du Rhin, 75019 Paris
&lt;br /&gt;&#8212; T&#233;l : 01 42 06 90 85 &#8211; 06 60 87 30 99
&lt;br /&gt;&#8212; Mail : &lt;a href=&quot;mailto:bytarika@orange.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;bytarika@orange.fr&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Site : &lt;a href=&quot;http://www.vacelet.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vacelet.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Centre Pompidou&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_60 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:520px;' &gt;
&lt;img src='http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L520xH390_par_loriot-2d263.jpg' width='520' height='390' alt=&quot;&quot; style='height:390px;width:520px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;&#192; peine prot&#233;g&#233;s des radiations par le verre des hublots du vaisseau.&quot;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;28 mai 2009 :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le film &quot;Luc Moullet, la ru&#233;e vers l'art&quot; que j'ai r&#233;alis&#233; et produit avec l'autorisation de messieurs Saadoun et Moullet, sera projet&#233; au centre Georges Pompidou dans le cadre d'une r&#233;trospective Luc Moullet, le jeudi 28 mai &#224; 19h, dans un programme commun avec L'Odyss&#233;e du 16/9, La Sept selon Jean et Luc, T&#233;l&#233;vision de riches ou t&#233;l&#233; pauvre ? et la Valse des m&#233;dias. La s&#233;ance sera pr&#233;sent&#233;e par Pascal Kan&#233; et Luc Moullet.
La r&#233;trospective Luc Moullet commence le 17 avril et se termine le 30 mai.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.centrepompidou.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.centrepompidou.fr&lt;/a&gt; + consulter la rubrique AGENDA.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ou bien :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/61E8AA70BC332A46C125755900330829?OpenDocument&amp;sessionM=2.1.1&amp;L=1&amp;view=&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/61E8AA70BC332A46C125755900330829 ?OpenDocument&amp;sessionM=2.1.1&amp;L=1&amp;view=&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Paris, 19&#233;me arrondissement&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_61 spip_documents' &gt;
&lt;img src='http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L130xH97_4451_1104052089175_1462933769_30465316_4126188_s-1-2cf3c.jpg' width='130' height='97' alt=&quot;&quot; style='height:97px;width:130px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;AVRIL 2009 :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mise en ligne de textes et de chansons que Pascal Galy (Nom d'auteur : D&#233;cid&#233; Marcel) a d&#233;pos&#233; chez moi en 1993. Ce site &quot;D&#233;cid&#233; Marcel&quot; est imagin&#233; et r&#233;alis&#233; par Laurent Mass&#233;nat, graphiste. Entre autres travaux de Pascal Galy, on y trouve un texte de 75 pages &quot;L'h&#244;pital, c'est fatal&quot; qui traite de ses nombreuses hospitalisations.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mise en ligne du film tourn&#233; &#224; Paris dans le 19e, Passage du sud, juste avant la d&#233;molition de l'Atlantic Garage. &lt;br /&gt;&#8212; Titre : D&#233;cid&#233; Marcel chante &quot;Mimi fait la moue&quot;
&lt;br /&gt;&#8212; R&#233;alisation, Production : Annie Vacelet
&lt;br /&gt;&#8212; Format Super 8
&lt;br /&gt;&#8212; Dur&#233;e : 6 mn
&lt;br /&gt;&#8212; Date : 1990&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://decidemarcel.free.fr/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://decidemarcel.free.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;MARDI 2 AVRIL 2009 :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;PROJECTION &#224; la biblioth&#232;que de Bondy (93) de deux films d'atelier r&#233;alis&#233;s &#224; l'h&#244;pital de jour de Bondy entre 1981 et 1988 : &quot; D'une partie d&#233;bois&#233;e de l'immense for&#234;t&quot; et &quot;Au revoir la vapeur &quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;FICHE TECHNIQUE 1 :
&lt;br /&gt;&#8212; Titre : D'une partie d&#233;bois&#233;e de l'immense for&#234;t &lt;br /&gt;&#8212; Genre : documentaire
&lt;br /&gt;&#8212; Langue : fran&#231;ais
&lt;br /&gt;&#8212; Dur&#233;e : 20 mn 23 &lt;br /&gt;&#8212; Format : Super 8
&lt;br /&gt;&#8212; R&#233;alis&#233; et produit dans le cadre de l'atelier cin&#233;ma de l'h&#244;pital de jour de Bondy.
&lt;br /&gt;&#8212; Date : 1981-1985
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Synopsis : les patients de l'h&#244;pital de jour filment leur ville, Bondy Sud, Bondy Nord, Bondy canal, et d&#233;couvrent un autre Bondy, Bondy l'amour. Chacun repasse par ses chemins personnels. Qui se passionne pour Vidocq et Cartouche, le c&#233;l&#232;bre brigand de la for&#234;t de Bondy. Qui s'interroge sur Ermenthrude, une dame du 13&#232;me si&#232;cle qui donna tous ses biens &#224; l'&#233;glise. Qui exalte l'&#233;poque des premiers cheminots de la ligne Paris-Metz.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; G&#233;n&#233;rique : ce film &#224; &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; sous la direction d'Annie Vacelet, psychologue. Responsables m&#233;dicaux : Lise Maurer et Guy Baillon. Ce film n'a re&#231;u aucun soutien financier mais a b&#233;n&#233;fici&#233; de nombreuses aides. Merci &#224; Monsieur Fuzier, Maire de Bondy pour le pr&#234;t de mat&#233;riel et de locaux. Merci &#224; l'Association Bondy Culture et &#224; Michel Lacoudre animateur, pour son aide technique. Merci &#224; l'Association IRIS, Association du Secteur psychiatrique de Bondy et Pavillons-sous-bois, pour son soutien symbolique. Merci &#224; Fatima Doukhan et H. Kaci pour le pr&#234;t de biens culturels. Merci &#224; Delphine Seyrig, actrice, pour ses encouragements. Post production : Annie Vacelet. Mixage sur Avid : Annie Vacelet. La copie num&#233;rique du film Super 8 sonore double bande Son, a &#233;t&#233; faite par M&#233;diacapture &#224; Paris. copyright : annie vacelet 1981-2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;FICHE TECHNIQUE 2 : &lt;br /&gt;&#8212; Titre : Au revoir la vapeur
&lt;br /&gt;&#8212; Genre : documentaire/fiction
&lt;br /&gt;&#8212; Langue : fran&#231;ais
&lt;br /&gt;&#8212; Dur&#233;e : 28 mn 39
&lt;br /&gt;&#8212; Format : Super 8
&lt;br /&gt;&#8212; R&#233;alis&#233; et produit dans le cadre de l'atelier cin&#233;ma de l'h&#244;pital de jour de Bondy.
&lt;br /&gt;&#8212; Date : 1986-1988
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Synopsis : la gare de Bondy construite en 1848, bient&#244;t d&#233;molie, t&#233;moigne de l'histoire des grands travaux, &#171; des grands chambardements dans le paysage &#187; ; elle fait aussi partie des &#171; choses immuables, des monuments comme l'&#233;glise &#187;. Peut-on dire que la gare est un monument ? Les patients de l'h&#244;pital de jour enqu&#234;tent. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; G&#233;n&#233;rique : ce film &#224; &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; sous la direction d'Annie Vacelet, psychologue. Responsables m&#233;dicaux : Lise Maurer et Guy Baillon. Ce film n'a re&#231;u aucun soutien financier mais a b&#233;n&#233;fici&#233; de nombreuses aides. Merci &#224; Monsieur Fuzier, Maire de Bondy pour le pr&#234;t de mat&#233;riel et de locaux. Merci &#224; l'Association Bondy Culture et &#224; Michel Lacoudre animateur, pour son aide technique. Merci &#224; l'Association IRIS, Association du Secteur psychiatrique de Bondy et Pavillons-sous-bois, pour son soutien symbolique. Merci &#224; Fatima Doukhan et H. Kaci pour le pr&#234;t de biens culturels. Merci &#224; Delphine Seyrig, actrice, pour ses encouragements. Post production : Annie Vacelet. Mixage sur Avid : Annie Vacelet. La copie num&#233;rique du film Super 8 sonore double bande Son, a &#233;t&#233; faite par M&#233;diacapture &#224; Paris. copyright : annie vacelet 1981-2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Hopital de Jour, 16 rue du Breuil, 93140 Bondy. T&#233;l : 01 48 49 44 26&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;OCTOBRE 2008 :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pr&#233;sentation et extraits du livre &quot;D&#233;limitation d'un corps&quot; &#233;crit par Annie Vacelet et publi&#233; &quot;by Tarika&quot; - sur le site de la revue :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;PSI.LE TEMPS DU NON&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.psychanalyse.et.ideologie.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.psychanalyse.et.ideologie.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;JUILLET 2008 : COMMENT DEVIENT-ON PSYCHOTH&#201;RAPEUTE dans le service public ? Contribution &#224; la question qui fait rage en ce moment &#224; droite comme &#224; gauche.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je viens &#171; d'&#234;tre ray&#233;e des cadres de l'Etablissement &#187; dixit l'Administration, &#171; en vue d'&#234;tre admise &#224; faire valoir mes droits &#224; la retraite. &#187; J'en suis fort aise et j'en profite pour faire le point sur ma mission qui a commenc&#233; en 1975 et s'ach&#232;ve aujourd'hui !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette mission supposait les acquis suivants :
&lt;br /&gt;&#8212; Bac + 5 : DESS de psychologie clinique &lt;br /&gt;&#8212; Psychanalyse personnelle obligatoire
&lt;br /&gt;&#8212; Formation de psychanalyste obligatoire&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et exigeait que je sois capable de soutenir :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La prise en charge d'adultes, d'enfants et d'adolescents de 0 &#224; 99 ans et plus, &#224; mi-temps dans deux ou trois lieux de soins en m&#234;me temps : &lt;br /&gt;&#8212; Au plan th&#233;rapeutique individuel, familial
&lt;br /&gt;&#8212; Au plan institutionnel&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; L'animation d'ateliers dits &#171; th&#233;rapeutiques &#187; aupr&#232;s d'enfants, d'adultes et d'adolescents de 0 &#224; 99 ans et plus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La cr&#233;ation de plusieurs lieux de soins (Centres m&#233;dico-psychologique pour enfants et adolescents, h&#244;pital de jour pour adultes, centre du soir pour enfants, centre communautaire de soins pour adolescents, ateliers )&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; L'assistance aux &#233;quipes d'infirmiers, d'&#233;ducatrices, d'assistantes sociales : &lt;br /&gt;&#8212; Au plan clinique
&lt;br /&gt;&#8212; Au plan institutionnel
&lt;br /&gt;&#8212; Au plan th&#233;orique&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La formation des stagiaires psychologues, infirmiers, &#233;ducateurs, internes et m&#233;decins-assistants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;PS : Chers &#233;tudiants en psychologie, cette mission, si vous l'acceptez, peut devenir la v&#244;tre. Bon courage. Annie Vacelet.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;JUIN 2008 : PROJECTION DU FILM &quot;Vincennes, la ville des allers-retours&quot; , au 31&#176; Festival International Cin&#233; Vid&#233;o Psy de Lorquin ( 5 rue du g&#233;n&#233;ral De Gaulle, 57790 Lorquin )&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fiche technique du film :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Titre : Vincennes, la ville des allers-retours
Genre : fiction
Langue : fran&#231;ais
Dur&#233;e : 13 minutes
Format : DV
R&#233;alisation : Fran&#231;ois, Matthieu, Emmanuelle, Fran&#231;ois Y.
Dans le cadre de la Consultation M&#233;dico-Psychologique pour Adolescents de Vincennes (94) sous la direction d'Annie Vacelet (psychologue, cin&#233;aste) et d'Yves P&#233;loni (infirmier). Responsable m&#233;dical : monsieur Bourcier (m&#233;decin-chef ) .
2005-2007&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Synopsis : Quelques jeunes se prom&#232;nent en r&#234;vant. Ils traversent la ville de Vincennes, ses avenues, son ch&#226;teau, son bois. L'un se demande s'il a vraiment envie de trouver du travail, l'autre aimerait prendre ses r&#234;ves en photo, une autre encore ne pense qu'&#224; danser.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contact : Annie Vacelet
mail : annievacelet@yahoo.fr&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;MAI 2008 : PARTICIPATION &#224; un atelier de th&#233;&#226;tre dirig&#233; par Mich&#232;le Foucher &#224; Confluences, Paris.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_56 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L472xH640_3-32853.jpg' width='472' height='640' alt=&quot;&quot; style='height:640px;width:472px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;AVRIL 2008 : REDIFFUSION sur France Culture de l'Atelier de Cr&#233;ation Radiophonique : &quot;Bondy, la folie hors les murs&quot; produit en 1995 !!! Mis en sc&#232;ne autour de mon livre &quot;Le sentiment de la psychog&#233;ographe&quot; et de paroles prises sur le vif par Fran&#231;oise Seloron. Pour moi, l'enjeu d'un tel ACR &#233;tait de montrer en 1995 que l'on pouvait parler d'un sujet dit &quot;social&quot; avec fantaisie et art dans le cadre d'un Atelier de Cr&#233;ation Radiophonique. Fran&#231;oise Seloron, productrice &#224; France Culture &#233;tait elle aussi convaincue que la psychiatrie de Secteur est en elle-m&#234;me un immense Atelier de Cr&#233;ation. Annie Vacelet 2008&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;FRANCE CULTURE, du lundi 21 au jeudi 24 avril,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;DOCUMENTAIRES / SUR LES DOCKS REDIFFUSIONS : &#171; Psychiatrie &#187; par Fran&#231;oise S&#233;loron, Anice Cl&#233;ment et Joseph Confavreux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;16h - 17h - SUR LES DOCKS coordination Pierre Chevalier &#171; Psychiatrie &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LUNDI et MARDI &#171; Extra-muros : chroniques de la folie &#224; Bondy &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un documentaire de Fran&#231;oise S&#233;loron et Yvette Truchband (1&#232;re diff. &#171; Atelier de cr&#233;ation radiophonique &#187; du 12.03.1995)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au d&#233;part, il y a la d&#233;marche d'une &#233;quipe de psychiatrie &#171; hors les murs &#187; de l'asile et sa pr&#233;sence dans la ville, &#224; Bondy, banlieue est de Paris. Et puis le texte d'Annie Vacelet, l'une des &#171; psy &#187; de l'&#233;quipe, &#233;crit &#224; partir de paroles entendues, dedans et dehors, paroles d'infirmiers, de psychologues, de m&#233;decins, mais aussi paroles de patients, d'amis, nou&#233;es &#224; sa propre r&#233;flexion, sa propre vie. Le temps d'une &#233;mission de radio, se faufiler dans les pages du livre et tenter d'y faire vivre les pulsions, les &#233;motions qui s'y cachent. Y m&#234;ler les voix &#224; vif des soign&#233;s et des soignants, et celles, anonymes, de quelques habitants de Bondy.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec Guy Baillon, psychiatre ; Annie Vacelet, psychiatre ; Claude Fuzier, maire de Bondy ; Chantal Ballif, psychologue ; Claude Espinasse, infirmi&#232;re chef ; Daniel Pezigot, infirmier ; Laurence Bourcart, infirmi&#232;re ; Chantal Saens, infirmi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;QU'EST-CE QUE L'&#201;MISSION &quot;SUR LES DOCKS&quot; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une heure de documentaire :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Sur les docks&quot; rendez-vous quotidien cr&#233;&#233; il y a un an, a d&#233;j&#224; diffus&#233; 235 &#233;missions dont 160 documentaires in&#233;dits. En 2007-2008, l'&#233;mission d&#233;veloppe sa politique d'in&#233;dits et &#233;largit son spectre d'investigation en s'attachant aussi bien &#224; des faits de soci&#233;t&#233; qu'&#224; de grandes probl&#233;matiques transnationales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comment rendre compte du r&#233;el, capter la multiplicit&#233; bariol&#233;e, les m&#233;tamorphoses incessantes d'une fa&#231;on vivante et diversifi&#233;e ? Sur les docks &#187; essaie, &#224; sa fa&#231;on, de se d&#233;gager des composantes et caract&#233;ristiques du r&#233;el contemporain avec des cycles th&#233;matiques sur un sujet d&#233;termin&#233;, de nouvelles expressions radiophoniques programm&#233;es chaque vendredi sous le titre Champ libre et des documentaires dossiers. Enfin, Sur les docks initie des collections dont la premi&#232;re intitul&#233;e &#171; Passeurs de r&#233;el &#187; croise les chemins de documentaristes et de cin&#233;astes du r&#233;el.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour l'ann&#233;e &#224; venir, une soixantaine de programmes sont en pr&#233;paration &#224; titre d'exemple : &#171; Gibraltar et son d&#233;troit &#187; (5x58'), &#171; Echos de Russie &#187; (5x58'), une semaine sp&#233;ciale sur le HIV autour du 1er d&#233;cembre, une th&#233;matique sur le ciel pour les f&#234;tes de No&#235;l.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour plus d'informations&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;http://www.radio-music.org/article.php ?sid=11008&amp;thold=0&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;MARS 2008 : PROJECTION DU FILM &quot;La psychanalyse court toujours&quot; au Cin&#233;-club du Palais de la Culture d'Abidjan.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;www.palaisdelaculture.ci/fr/cineclub.php&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;news.abidjan.net/kiosque.asp ?Cat=art&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;FICHE TECHNIQUE du film :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Titre : La psychanalyse court toujours&#8230;
Avec : Ayala Bakaba et Annie Vacelet
Documentaire tourn&#233;-mont&#233; Vid&#233;o HI 8
Cam&#233;ra : Maria Koleva
Dur&#233;e : 57 mn
Langue : fran&#231;ais
20 ao&#251;t 2007
R&#233;alisation Production Distribution : Annie Vacelet&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Synopsis :
Annie Vacelet, psychanalyste en banlieue parisienne depuis 33 ans, donne rendez-vous &#224; Ayala Bakaba de passage &#224; Paris pour parler. Elles ne se sont pas vues depuis les ann&#233;es 70, le mouvement &#171; alternatives &#224; la psychiatrie &#187; avec Guattari, Laing, Cooper, Basaglia avec qui elles ont lutt&#233; contre l'enfermement asilaire. Annie Vacelet a particip&#233; &#224; l'&#233;mergence du Secteur psy avec Guy Baillon, m&#233;decin-chef &#224; Bondy dans le 93, et soutient encore ce genre de travail en 2007, tout en &#233;crivant et en filmant. Ayala Bakaba, quant &#224; elle, a cess&#233; un jour d'exercer comme psychanalyste pour passer &#224; la cr&#233;ation et &#171; continuer &#224; vibrer avec les autres &#187;, par le th&#233;&#226;tre surtout, et le cin&#233;ma. Elle administre actuellement le Palais de la Culture d'Abidjan dirig&#233; par Sidiki Bakaba - C&#244;te d'Ivoire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;CRITIQUE du journal &quot;Le Patriote&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Abidjan.net&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cine-club au Palais de la culture -&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand Ayala Bakaba se d&#233;voile.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand une psychanalyste rencontre une autre psychanalyste, dans un jardin de Paris, cela donne une rencontre intimiste, emprunte de beaucoup de convivialit&#233; et de r&#233;alisme, surtout si elles se connaissent bien et se sont perdues de vue depuis de longues ann&#233;es. R&#233;alis&#233; par Annie Vacelet, &#8220;la psychanalyste court toujours&#8221; a cristallis&#233;, il y a quelques jours, les d&#233;bats du cin&#233;-club au Palais de la culture. Ce doc de 57mn saisit dans le vif, tel un t&#233;moin d'une rencontre fortuite, les retrouvailles entre deux amies qui ne se sont pas vues depuis les ann&#233;es 70. Psychanalyste en banlieue parisienne, depuis 33 ans, Annie Vacelet donne rendez-vous Ayala Bakaba de passage &#224; Paris pour discuter. Devant la cam&#233;ra qui fixe son visage, Ayala se d&#233;voile, de fa&#231;on saisissante. Elle d&#233;roule le film de sa vie, tout en insistant sur les moments qui l'ont marqu&#233;. Elle explique surtout les combats qui ont jalonn&#233; sa vie : de la constestation de Mai 68 en France &#224; la crise ivoirienne. Elle trouve deux raisons essentielles au conflit en C&#244;te d'Ivoire : le refus du president Gbagbo de ramener la C&#244;te d'Ivoire dans le giron de la francafrique et le besoin pour une frange de la population de faire reconna&#238;tre leur droit &#224; la construction de la C&#244;te d'Ivoire. Ayala rappelle son attachement &#224; la C&#244;te d'Ivoire et son refus de partir durant les heures chaudes. &#8220; Je serais la derni&#232;re blanche &#224; quitter le pays&#8221; mart&#232;le t-elle avec force et conviction. Mais l&#224; o&#249; Ayala surprend, c'est quand elle accepte, ce qui est tr&#232;s rare, d'ouvrir une page du livre de sa vie intime. Singuli&#232;rement sa complicit&#233; avec Sidiki Bakaba, son &#233;poux. : &#8220;Ce que j'aime chez lui, c'est sa rage de vivre&#8221; confesse l'adminstratrice g&#233;n&#233;rale du Palais de la culture. Puis, elle poursuit : &#8220; Nous nous battons pour avoir des valeurs proches de l'&#233;thique. Nous travaillons ensemble, lui avec sa cam&#233;ra et moi les textes&#8221;. Ce doc s&#233;duit avant tout par la force des confessions d'Ayala. Et Annie Vacelet laisse d&#233;lib&#233;r&#233;ment sa cam&#233;ra tourner capter Ayala et l'environnement du jardin, histoire de plonger davantage le spectateur dans leur complicit&#233;. Une vraie &#8220;real movie' qui se laisse d&#233;couvrir avec un touchant plaisir et une bonne dose d'&#233;motion&#8230; YS&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;news.abidjan.net/h/286298.html&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dans les taillis de Bondy</title>
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<category domain="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique34">2010, Dans les taillis de Bondy</category>


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;R&#233;-&#233;crit &#224; partir du livre &quot;Le Sentiment de la psychog&#233;ographe&quot; publi&#233; en 1993, le livre &quot;Dans les taillis de Bondy&quot; (Projet d&#233;pos&#233; Scam.) est termin&#233;. Il ne sera imprim&#233; et diffus&#233; qu'en 2011, parce qu'en ce moment, je me trouve dans l'urgence de faire un film. &#192; bient&#244;t. A V V&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pr&#233;sentation et extraits du livre &quot;D&#233;limitation d'un corps. Journal d'une psychologue en banlieue&quot;</title>
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<category domain="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique25">4.D&#201;LIMITATION D'UN CORPS. Journal d'une psychologue en banlieue. (Extraits)</category>


		<description>Bonjour, &lt;br /&gt;Je re-publie &quot;D&#233;limitation d'un corps. Journal d'une psychologue en banlieue.&quot; Des extraits de ce livre apparaissent sur le site : http://www.vacelet.org &lt;br /&gt;Si vous voulez l'acheter directement, envoyez-moi un ch&#232;que de 13 euros libell&#233; &#224; mon nom : Annie Vacelet-Vuitton 11 rue du Rhin 75019 Paris &lt;br /&gt;Pouvez-vous, si vous le souhaitez, faire suivre cette information &#224; vos amis ? Merci et &#224; bient&#244;t. Annie Vacelet-Vuitton &lt;br /&gt;PS : &#192; partir du 2 avril 2010, je ne serai plus en mesure de vendre mon livre (...)


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&lt;a href="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;4.D&#201;LIMITATION D'UN CORPS. Journal d'une psychologue en banlieue. (Extraits)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bonjour,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je re-publie &quot;D&#233;limitation d'un corps. Journal d'une psychologue en banlieue.&quot; Des extraits de ce livre apparaissent sur le site : http://www.vacelet.org&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si vous voulez l'acheter directement, envoyez-moi un ch&#232;que de 13 euros libell&#233; &#224; mon nom :
Annie Vacelet-Vuitton
11 rue du Rhin
75019 Paris&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pouvez-vous, si vous le souhaitez, faire suivre cette information &#224; vos amis ? Merci et &#224; bient&#244;t. Annie Vacelet-Vuitton&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;PS : &#192; partir du 2 avril 2010, je ne serai plus en mesure de vendre mon livre sur ce site. Ne m'envoyer pas de ch&#232;ques, et contacter la Librairie &quot; La Lucarne des &#233;crivains&quot; rue de l'Ourcq Paris 19&#232;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_58 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:451px;' &gt;
&lt;img src='http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L451xH640_couv_2-2d373.jpg' width='451' height='640' alt=&quot;&quot; style='height:640px;width:451px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; &quot;D&#233;limitation d'un corps. Journal d'une psychologue en banlieue&quot;, 2e &#233;dition corrig&#233;e, &#233;d. By Tarika, Paris 2009, 107 pages&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; n&#176; isbn : 978-2-9508179-2-1&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; n&#176; siret : 394 336 242 000 18&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces textes professionnels mais aussi personnels, sont les plus pr&#233;cieux que j'ai &#233;crits depuis 1975, date &#224; laquelle l'aventure du Secteur psychiatrique a commenc&#233;. Il &#233;tait alors question, pour ma g&#233;n&#233;ration, de s'engager &#224; transformer l'h&#244;pital psychiatrique, &#224; le rendre plus humain en inventant une nouvelle clinique, hors les murs. Cette &#171; r&#233;volution &#187; reste li&#233;e aux r&#233;flexions de Franco Basaglia en Italie, de David Cooper et Ronald Laing en Angleterre, de F&#233;lix Guattari, Maud Mannoni en France, et bien d'autres&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Annie Vacelet pratique la psychanalyse, &#233;crit et r&#233;alise des films. Elle a particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de nombreux lieux de soins. Par o&#249; est-elle pass&#233;e pour interroger, transformer et am&#233;liorer l'institution ? O&#249; a-t-elle trouv&#233; les appuis n&#233;cessaires ? &#171; Des choses ont pris, un sillon s'est creus&#233;, un parcours, une esth&#233;tique de travail et de vie. Le mouvement de 1968 y est peut-&#234;tre pour quelque chose &#187;. Daniel Loriot, sociologue.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;SOMMAIRE :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;PROLOGUE &lt;br /&gt;&#8212; 2007. Comment se faire un corps ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ACTE 1- ACTE 2 &lt;br /&gt;&#8212; 1989. Not des Lebens
&lt;br /&gt;&#8212; Annie arrive en ville
&lt;br /&gt;&#8212; Annie construit la ville toute seule avec ses copains
&lt;br /&gt;&#8212; Le manifeste du 22 mars &lt;br /&gt;&#8212; Laborde&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ACTE 3 &lt;br /&gt;&#8212; 1986. Quand les enfants sont comptant de parler
&lt;br /&gt;&#8212; 1991. Mots de passe
&lt;br /&gt;&#8212; 1996. Monsieur M ou l'impossible du Symbolique
&lt;br /&gt;&#8212; 1996. Qu'en dit la montagne ? &lt;br /&gt;&#8212; 1994. La d&#233;partementale 937&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;EPILOGUE &lt;br /&gt;&#8212; 1985. Bondy-Paysage 1
&lt;br /&gt;&#8212; L'enfant &#233;thiopien&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;EXTRAITS :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2007 - Comment se faire un corps ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de plusieurs lieux de soins : un h&#244;pital de jour pour adultes, un centre du soir et un centre m&#233;dico-psychologique pour enfants &#224; Bondy ; un centre communautaire d'accueil et de soins pour adolescents &#224; Vincennes. J'ai aid&#233; au renouvellement des soins dans un centre de jour pour enfants et dans un centre psychoth&#233;rapique ouvert &#224; tous 24h/24.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par o&#249; suis-je pass&#233;e pour interroger, transformer et am&#233;liorer l'institution ? O&#249; ai-je trouv&#233; les appuis n&#233;cessaires ? Le mouvement de 68 y serait-il pour quelque chose ? J'ai fait en 68 une des exp&#233;riences les plus fortes de ma vie, celle d'une prise de parole collective. Ce n'&#233;tait pas un r&#234;ve. L'esprit de ceux qui, comme moi, ont &#233;t&#233; &#233;merveill&#233;s par l'&#233;mergence d'une parole si particuli&#232;re existe. Un sillon s'est creus&#233; : un parcours, une esth&#233;tique de travail et de vie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, l'exp&#233;rience continue ; je rassemble des textes publi&#233;s dans ces ann&#233;es d'effervescence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ghislaine Fora, dans un de ses films, me questionne : &lt;br /&gt;&#8212; Annie&#8230; aujourd'hui, vous pr&#233;sentez la nouvelle Qu'en dit la montagne ? Votre premier texte &#233;tait Le Sentiment de la Psychog&#233;ographe ?
&lt;br /&gt;&#8212; Le premier texte reli&#233; quand on commence &#224; mettre du scotch pour tenir les pages ensemble. Avant j'avais publi&#233; dans des revues. &lt;br /&gt;&#8212; C'&#233;tait des revues professionnelles ?
&lt;br /&gt;&#8212; Oui.
&lt;br /&gt;&#8212; On a l'impression que quelque chose se d&#233;gage de plus en plus de votre force po&#233;tique.
&lt;br /&gt;&#8212; Oui ? C'est gentil. Vous avez dit &#8220; force&#8221; ? &lt;br /&gt;&#8212; Qui se d&#233;gageait d&#233;j&#224; dans Le Sentiment de la Psychog&#233;ographe que j'avais trouv&#233; tr&#232;s po&#233;tique et politique, professionnel et personnel en m&#234;me temps, avec des moments de votre vie personnelle, j'ai bien aim&#233;.
&lt;br /&gt;&#8212; Ce n'&#233;tait pas ma vie, c'&#233;tait une vie. Le personnage dit &#8220;je&#8221; mais c'est un personnage fictif que j'ai reconstruit &#224; partir d'infirmi&#232;res, de psychologues, de m&#233;decins, ce n'est pas exactement ma vie. J'ai utilis&#233; &#8220;je&#8221; pour que ce soit plus lisible&#8230; Je suis solidaire de ce personnage f&#233;minin qui consacre sa vie &#224; soigner et &#224; r&#233;inventer l'institution au jour le jour, cette professionnelle dont on ne parle pas dans les hautes sph&#232;res o&#249; se trouvent pourtant ceux qui ont &#224; charge de penser l'institution. Il faut penser l'institution pour qu'elle soit moins inhumaine. Ce travail se fait &#224; la base. On est oblig&#233; de penser sans cesse le lien entre nous - les &#233;quipes, les malades. Le lien est ce qui se d&#233;fait le plus facilement avec les gens qui souffrent psychiquement, ils se referment sur eux-m&#234;mes et ce qui est bris&#233;, mis en &#233;chec, c'est le lien, ce qui lie les gens les uns aux autres. J'ai r&#234;v&#233; que toute cette pens&#233;e sur l'institution pourrait &#234;tre mise en circulation, que les politiques nous &#233;couteraient, mais non&#8230; Comme je n'&#233;tais ni &#233;cout&#233;e ni reconnue, j'ai b&#233;n&#233;fici&#233; de beaucoup de libert&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'emprunte toutes sortes de chemins, troue, d&#233;tourne, sculpte, me fraye un passage au travers de ce qui lie ou pas les mots aux choses. Et merci les po&#232;tes. Sans eux, je cr&#232;verais... Dans le grand trafic, je voyage sur des bulles bien plus l&#233;g&#232;res encore que le d&#233;sir. Je passe d'un monde &#224; l'autre, je tiens les mondes ensemble, sans les enfermer dans une forme unique. Je m'ouvre aux mille possibles du Nous. Je m'efforce de construire une r&#233;alit&#233; habitable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comment fait-on cela ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1 - On apprend &#224; faire avec la folie, les psychoses, la folie du monde et l'impossible de la m&#233;taphore. On essaye de se repr&#233;senter comment on se repr&#233;sente les choses sans la m&#233;taphore.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2 - On trouve une autre fa&#231;on de parler. L'Autre n'est pas seulement du langage. L'Autre est corpor&#233;it&#233;. Et je dois apprendre &#224; me faire un corps.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3 - Me faire un corps ? Quel corps ? Avec Le Sentiment de la Psychog&#233;ographe, le premier livre que j'ai &#233;crit - une performance hardcore qui a dur&#233; un an - je prends en charge le gluant de l'institution, le lien, le liant, les coulures. Je navigue, je tire des bords dans la sauce sociale, j'assume les changements d'intensit&#233;, les travers&#233;es du d&#233;sert, les acc&#233;l&#233;rations, les ruptures, l'informe, l'in-fini de la vie. Je voulais me rapprocher d'un premier objet-Chose, qui n'est pas un objet mais un monde en train de na&#238;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'inverse, dans D&#233;limitation d'un corps, je rassemble les morceaux d'un corps d&#233;j&#224; constitu&#233;, d&#233;j&#224; publi&#233; dans des revues entre 1975 et 1997.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il ne s'agit pas d'un r&#233;cit autobiographique ni d'une reconstruction. Pas de r&#233;miniscences, pas de souvenirs&#8230; Ce que je veux, c'est agencer des s&#233;quences en mettant en jeu, &#224; l'int&#233;rieur de chaque s&#233;quence, une m&#233;moire du devenir, &#171; ce qui chute dans le pass&#233; tout en s'&#233;lan&#231;ant vers le futur &#187; avec des r&#233;p&#233;titions - la r&#233;p&#233;tition n'est pas inutile, &#171; elle sert &#224; arracher de la diff&#233;rence &#224; la pulsion de mort. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je veux voir ce qui s'est inscrit, la positivit&#233; du chemin accompli. Le pari de ce deuxi&#232;me livre est de faire surgir une v&#233;rit&#233; sur le temps qui passe. Et c'est en rassemblant ces textes que je sais, dans l'apr&#232;s-coup, ce que je faisais, ce que je disais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une figure se dessine, celle d'un d&#233;sir qui m'est propre, travers&#233; par des aspirations collectives.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Juste apr&#232;s 1968, nous ne pouvions pas retourner dans l'institution telle qu'elle s'offrait &#224; nous, il nous fallait penser autrement, il nous fallait plus de libert&#233; de pens&#233;e, de parole, de mouvement. Nous avons lutt&#233; contre l'enfermement asilaire, l'enfermement de la folie dans la maladie mentale. Moi, je d&#233;fendais le droit &#224; la folie pour tous, un peu de fantaisie pour tenir contre les rituels institutionnels. La folie individuelle me touchait, je voulais que la soci&#233;t&#233; enti&#232;re se laisse toucher par la folie. Je r&#234;vais. En tant que femme, je luttais contre l'enfermement des femmes dans l'hyst&#233;rie et la psychose, l'enfermement dans le corps. J'attendais avec impatience l'av&#232;nement de la parole des femmes. L'ensemble de ces textes cliniques, th&#233;oriques et fantastiques ne d&#233;crit pas seulement le parcours d'une psychologue fin de si&#232;cle happ&#233;e par l'institution et flou&#233;e en amour (tr&#232;s forte en d&#233;samour), prise dans le discours social, lui-m&#234;me agit&#233; de mouvements pulsionnels. Il y a trace, empreinte, un mouvement se dessine, un collectif, ce qui s'est constitu&#233; dans la rencontre : une meute plut&#244;t qu'une masse. &#171; Canetti remarque que, dans la meute, chacun reste seul en &#233;tant pourtant avec les autres (ainsi les loups-chasseurs) ; chacun m&#232;ne sa propre affaire en m&#234;me temps qu'il participe &#224; la bande : &#8220;Dans les constellations changeantes de la meute, l'individu se tiendra toujours &#224; son bord. Il sera dedans et aussit&#244;t apr&#232;s au bord, au bord et aussit&#244;t apr&#232;s, dedans. Quand la meute fait cercle autour de son feu, chacun pourra avoir des voisins &#224; droite et &#224; gauche, mais le dos est libre, le dos est expos&#233;, d&#233;couvert &#224; la nature sauvage.&#8221; On reconna&#238;t la position schizo, &#234;tre &#224; la p&#233;riph&#233;rie, tenir par une main ou un pied&#8230; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces textes mis bout &#224; bout font appara&#238;tre un moi inconnu de moi, constitu&#233; d'un peu de d&#233;sir et de beaucoup d'ext&#233;riorit&#233;, un moi chevauchant son Corps sans Organes - CsO - plein comme un &#339;uf, avec des seuils de perception, des ruptures, un corps professionnel, social, embringu&#233;, d&#233;rivant, d&#233;lirant, intense, vid&#233; par les id&#233;aux&#8230; La psychanalyse se connecte avec les arts plastiques, le militantisme avec la po&#233;sie, l'engagement professionnel avec la vie priv&#233;e, l'enfance et l'exode, la psychanalyse, l'architecture avec la psychiatrie et la sexualit&#233;&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, qu'en est-il du Corps sans Organes ? Comment continuer &#224; lutter contres les fantasmes, les id&#233;alisations, le manque ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour avancer tout en restant sur mes gardes, je ne trouve pas mieux que Deleuze et Guattari : &#171; Le champ d'immanence ou plan de consistance doit &#234;tre construit. Il peut l'&#234;tre dans des formations sociales tr&#232;s diff&#233;rentes, et par des agencements tr&#232;s diff&#233;rents, pervers, artistiques, scientifiques, mystiques, politiques, qui n'ont pas le m&#234;me type de corps sans organes. Il sera construit morceau par morceau, lieux, conditions, techniques ne se laissant pas r&#233;duire les uns aux autres. La question serait plut&#244;t de savoir si les morceaux peuvent se raccorder, et &#224; quel prix. Il y a forc&#233;ment des croisements monstrueux&#8230; &#187;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1989 - Not des Lebens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Vingt ans apr&#232;s Mai 68, le Journal d'Expressions Libertaires (IRL) publie Not des Lebens de Claire Auzias. De mon c&#244;t&#233;, j'exerce d&#233;j&#224; le m&#233;tier de psychoth&#233;rapeute ; je suis en contr&#244;le chez une psychanalyste confirm&#233;e pour parler des enfants que je re&#231;ois &#224; Bondy ; j'enseigne &#224; l'universit&#233; de Paris-8 en sciences de l'Education et je lis assid&#251;ment Freud, Lacan, Maud Mannoni, Winnicott, etc. Claire Auzias, bien d&#233;cid&#233;e &#224; m'interviewer commence&#8230; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claire Auzias : &#8212; Annie, ce qui m'int&#233;resse, c'est ta vision de 68.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Annie Vacelet : &#8212; C'&#233;tait au temps o&#249; on s'affublait encore de porte-jarretelles. Les jupes raccourcissaient vertigineusement. On se demandait comment raccourcir le plus possible le bas des jupes sans pour autant exhiber le haut des bas. L'ann&#233;e d'apr&#232;s, on a mis des collants, le probl&#232;me &#233;tait r&#233;gl&#233;. Depuis, la question s'est renvers&#233;e : une femme qui affiche des gestes trop libres est moins &#233;rotique !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ACTE 1 : ANNIE ARRIVE &#192; LA VILLE.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A.V. &#8212; Je venais du Jura. Enfin&#8230; ce qu'il en restait. Mes parents, pouss&#233;s par un vent descendant, avaient rejoint dans leur jeunesse les faubourgs du chef-lieu du d&#233;partement&#8230; [ Claire Auzias note : &#171; Annie entame ses profiteroles au chocolat. &#187; ndlr ]&#8230; avec derri&#232;re eux l'obligation d'abandonner des terres qui ne rapportaient plus rien, et devant eux, les lumi&#232;res de la ville. Les lumi&#232;res repr&#233;sentaient le salariat, la s&#233;curit&#233; par la soumission au labeur d'&#201;tat, et surtout l'avenir de leurs enfants, les &#233;tudes. A partir de sept ans je me suis retrouv&#233;e &#224; habiter dans une sorte de lotissement pr&#232;s de Lons-le-Saunier, entre deux routes, genre autoroute, afin d'&#234;tre plus pr&#232;s du centre. J'ai donc perdu le Jura bien avant de quitter le Jura. Il reste quelque chose : une for&#234;t de sapins plant&#233;e par mon grand-p&#232;re bien avant ma naissance. Inutilisable. A la limite revendable. Parcelle de moi-m&#234;me isol&#233;e dans la montagne. Parcelle autiste, rest&#233;e en plan. Il fallait couper d'avec ces racines qui ne nourrissaient plus personne et se pr&#233;cipiter du c&#244;t&#233; de la promotion sociale par les &#233;tudes. Pour mes parents, quand on avait r&#233;ussi ses &#233;tudes, on r&#233;ussissait forc&#233;ment sa vie. Alors, ils m'ont pouss&#233;e en direction du front.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C. A. &#8212;Tu arrives &#224; Lyon pour faire tes &#233;tudes ? Tu t'inscris en fac ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A.V. &#8212; En psycho. Pourquoi psycho ? C'est sur la phrase d'un professeur de philosophie. On &#233;tudiait Freud et, un jour une &#233;l&#232;ve fait des conneries, la prof l'engueule, j'interviens et je dis : &#171; Ce n'est pas de sa faute, c'est inconscient. &#187; La prof me r&#233;pond : &#171; C'est d'autant plus grave. &#187; Sa r&#233;ponse a d&#233;clench&#233; en moi un immense questionnement. J'&#233;tais boulevers&#233;e. Je le suis encore. L'Inconscient, cet &#233;trange &#233;tranger, n'a de cesse de nous pr&#233;cipiter dans l'exil et la gravit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C. A. &#8212; Tu &#233;tais boursi&#232;re ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A.V. &#8212; J'&#233;tais bonne &#233;l&#232;ve alors j'&#233;tais boursi&#232;re. J'ai pass&#233; le bac en juin 1966, et je suis entr&#233;e en fac en octobre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C. A. &#8212; Te voil&#224; arrivant dans les lumi&#232;res encore plus grandes de la ville encore plus grande ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A.V. &#8212; Oui, c'est-&#224;-dire dans une banlieue encore plus banlieue. D'une certaine fa&#231;on, plus on croit aller vers le centre, plus on se trouve ex-centr&#233;e. On va vers la lumi&#232;re et on se retrouve &#224; sa p&#233;riph&#233;rie. J'&#233;tais dans une cit&#233;-U &#224; la Doua, Villeurbanne, une sorte de HLM, trois ou quatre &#233;tages, dans une zone sans arbre, sans eau, b&#233;tonn&#233;e, constamment en chantier. Catastrophique.
On avait dix-sept ans et on &#233;tait nombreux. On &#233;tait les enfants du baby-boom et notre &#233;ducation pour laquelle je remercie &#233;minemment les services d'&#201;tat, avait n&#233;cessit&#233; la construction pr&#233;cipit&#233;e de nouveaux locaux ; il fallait h&#233;berger nos futures cervelles, nos cervelles de futurs je-ne-sais-quoi. De futurs dipl&#244;m&#233;s. &#199;a me fait penser &#224; la chanson alg&#233;rienne que chantait souvent Sma&#239;n Zerguine, un copain de Villeurbanne : Les gens de papier, la soci&#233;t&#233; de papier&#8230; Le plus important, c'&#233;tait la course au papier, au dipl&#244;me, le passage comme cible reconnue collectivement : &#171; Je passe d'une ann&#233;e &#224; l'autre. Je passe. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C. A. &#8212; Comment s'organisait le travail universitaire ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A.V. &#8212;L'amphith&#233;&#226;tre &#233;tait un bungalow pr&#233;caire plant&#233; au milieu de la gadoue. Quand je sortais des cours, en escarpins et kilt bleu marine pour aller &#224; la biblioth&#232;que, je passais par-dessus des tranch&#233;es, je traversais des &#233;boulis, le vent sifflait&#8230; j'essayais de bien me tenir au milieu de ce d&#233;sert ; je faisais tout pour me comporter comme quelqu'un de nouveau dans un monde nouveau ; j'imaginais que j'&#233;tais la seule &#224; &#233;prouver des sensations de d&#233;sesp&#233;rance pareille. La biblioth&#232;que &#233;tait un immense building au milieu de la table rase. Pendant longtemps, mes seuls interlocuteurs ont &#233;t&#233; les fichiers de la biblioth&#232;que et les bureaucrates qui les surveillaient. J'essayais de comprendre les codes, de trouver un peu de vie dans ce d&#233;dale organisationnel, communicationnel, qui mettait &#224; ma disposition un texte, oui, mais compl&#232;tement d&#233;pec&#233; : les auteurs d'un c&#244;t&#233;, les titres de l'autre, un fichier qui expliquait comment marchait le fichier etc&#8230; J'ai pass&#233; des heures &#224; ne jamais trouver ce que je cherchais, &#224; trouver d'autres choses qui m'&#233;parpillaient encore plus. Je ressemblais au paysage. J'&#233;tais une vraie catastrophe int&#233;rieure. Cinq cours par jour, cinq mati&#232;res diff&#233;rentes, de la formation g&#233;n&#233;rale aussi... Le premier jour, un professeur nous a accueillis de fa&#231;on glaciale : &#171; Vous &#234;tes quatre cents quatre-vingt-dix ; l'ann&#233;e prochaine, vous ne serez plus que cent cinquante. Il y a, aujourd'hui, dans cet amphith&#233;&#226;tre, deux cent quarante personnes qui n'existeront plus l'ann&#233;e prochaine. &#187; Moi, les autres, je les trouvais assez sympathiques mais personne ne se parlait. On &#233;tait, les uns pour les autres, des t&#234;tes &#224; abattre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LA CIT&#201; UNIVERSITAIRE.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le soir, je rentrais dans ma chambre &#224; la cit&#233;-U apr&#232;s avoir mang&#233; au resto-U. Je menais une vie de &#8220;fille bien&#8221;. Je rentrais tous les week-end, chez mes parents, avec ma valise de linge sale. Le linge sale se lavait encore en famille. C'&#233;tait une valise tr&#232;s lourde. Comme je n'avais pas tellement d'argent, je faisais tout &#224; pied, de la gare de Lons-le-Saunier &#224; mon patelin ; pareil le dimanche soir. Faire laver son linge par maman est une garantie qu'on n'est pas compl&#232;tement paum&#233;e mais, un jour, j'en ai eu marre et je suis arriv&#233;e &#224; la maison sans mon linge. Un grand moment. Mon linge sale &#233;tait &#224; moi, mon linge m'appartenait. Cette prise de libert&#233; a eu des effets. Mon genre a tourn&#233; n&#233;glig&#233;. Je me d&#233;brouillais pour faire la lessive dans ma chambre - ce qui &#233;tait interdit - mes jupes pliss&#233;es ont commenc&#233; &#224; se chiffonner, mes chemisiers blancs &#224; se ternir. Mes habits de jeune fille rang&#233;e ne convenaient plus du tout &#224; mon style de vie de baroudeuse du b&#233;ton. A partir de l&#224;, ma m&#232;re a perdu son droit de regard sur ma fa&#231;on de vivre. J'ai raccourci mes jupes artisanalement, j'ai jet&#233; ce qui ne pouvait d&#233;cid&#233;ment plus &#234;tre rafra&#238;chi, je me suis laiss&#233;e tenter par quelques hardes bon march&#233;, d&#233;gott&#233;es aux Puces, juste &#224; c&#244;t&#233; de la cit&#233;-U. Au bout de quelques mois, ma m&#232;re a vu d&#233;barquer chez elle une fille m&#233;tamorphos&#233;e, en minijupe, imper kaki ceintur&#233;, au lieu de celle qu'elle avait nipp&#233;e pour l'entr&#233;e en facult&#233;. A la cit&#233;-U, j'avais une chambre dans les b&#226;timents r&#233;serv&#233;s aux filles avec salle de t&#233;l&#233; en bas. Et le trou noir de la banlieue autour. Les gar&#231;ons &#233;taient install&#233;s dans un b&#226;timent assez lointain, au-del&#224; d'un parking. Bien s&#251;r, les visites &#233;taient interdites d'un b&#226;timent &#224; l'autre. La mi-xi-t&#233; &#233;tait interdite. Plus tard, nous avons brandi la mixit&#233; comme un &#233;tendard. Tout devenait mixte. Les chambres, les v&#234;tements, les corps, les comportements. Mais nous n'en sommes pas l&#224;. Les anciennes, celles qui avaient un ou deux ans de cit&#233;-U passaient leurs soir&#233;es &#224; la fen&#234;tre de leurs chambres comme des insectes, &#224; envoyer des signaux lumineux, &#224; l'aide de lampes de poche, aux gar&#231;ons de la cit&#233;-U d'en face. Elles se servaient d'un code assez &#233;labor&#233; dont je n'ai jamais pris connaissance, sans doute parce que je suis une fille des bois et que j'&#233;tais tr&#232;s &#233;loign&#233;e de probl&#233;matiques aussi sophistiqu&#233;es. J'&#233;tais plut&#244;t du genre &#224; zoner dans les escaliers, &#224; sortir clandestinement - la Cit&#233; fermait &#224; une certaine heure - afin de rejoindre les humains, l&#224; o&#249; ils &#233;taient. Au bout de la rue, il y avait un cani, un vieux cani pourri avec des allures de dernier relais pour desesperados post-atomiques. On y rencontrait les &#233;ject&#233;s des syst&#232;mes familiaux, estudiantins, ouvriers : les clodos. C'est ainsi que je suis devenue une gueuse. J'ai &#233;t&#233; tr&#232;s vite initi&#233;e. Les gueux m'ont vol&#233; un des rares objets pr&#233;cieux que je tenais de ma grand-m&#232;re : une bourse en argent. Quand on vit en exil, pas de r&#233;pit. Pas de repos. Pour gagner mon argent de poche, je rempla&#231;ais la marchande de tickets le soir au resto-U. J'ai toujours eu un pied estudiantin et un pied laborieux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C. A. &#8212; Tu avais des amis ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A.V. &#8212; Non. Pendant tr&#232;s longtemps, je n'ai pas eu d'amis. C'&#233;tait tr&#232;s difficile d'avoir des amis, tout le monde vivait cet endroit comme un lieu de passage, un lieu de non-vie. C'&#233;tait un groupe compl&#232;tement h&#233;t&#233;rog&#232;ne. Les gens arrivaient des r&#233;gions environnantes avec, pour projet, de se tirer de l&#224; le plus vite possible. Il y avait bien une &#233;tudiante install&#233;e, avec fer &#224; repasser, tapis... Je crois qu'elle &#233;tait orpheline, une nomade qui assumait son voyage et se d&#233;pla&#231;ait avec sa maison. Elle avait un c&#244;t&#233; sorci&#232;re dans son antre. D'ailleurs, elle &#233;tait la chef des filles qui correspondaient avec les gar&#231;ons par lumi&#232;res interpos&#233;es.
Moi, je me sentais sans maison ni sexe. La seule lumi&#232;re &#224; laquelle j'avais acc&#232;s &#233;tait celle d'un ciel aplati sur du b&#233;ton et de la terre ouverte. Ma premi&#232;re vraie rencontre a &#233;t&#233; avec une foule. Apr&#232;s l'immense solitude, je me suis retrouv&#233;e tout &#224; coup comme envelopp&#233;e, port&#233;e par une foule de gens qui me ressemblaient et dont je ne savais pas d'o&#249; ils sortaient.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#199;a s'est pass&#233; comme &#231;a : un soir de l'ann&#233;e 1967, on nous convoque pour une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale dans le hall du resto-U qu'on avait laiss&#233; ouvert pour l'occasion. Le th&#232;me de l'assembl&#233;e &#233;tait la mixit&#233; dans la cit&#233;-U. Et alors ? Je n'avais aucune conscience de l'importance de la question, voire m&#234;me de l'existence du probl&#232;me. J'&#233;tais juste vierge et bluesy. J'&#233;coutais Thelonius Monk.
Il y avait l&#224; des filles et des gar&#231;ons au verbe hardi, au grand sourire qui d&#233;battaient sans vergogne de la r&#233;volution sexuelle et de je ne sais quels autres bouleversements &#233;conomiques &#224; venir, l'un et l'autre semblant tr&#232;s li&#233;s. Je me retrouvai sur une sc&#232;ne tout &#224; fait nouvelle, joyeuse, vivante, avec une multitude de mots : &#8220;libido&#8221; &#8220;pulsion&#8221; &#8220;diff&#233;rence sexuelle&#8221; &#8220;jouissance&#8221; qui ne me tiraient que des r&#226;les de d&#233;tresse en cours de psycho. D'autres mots furent bazard&#233;s : &#8220;censure&#8221; &#8220; r&#233;pression&#8221; &#8220; interdit&#8221; &#8220;normalit&#233;&#8221;. La langue basculait, comme lest&#233;e du poids de la vraie vie. J'&#233;tais emport&#233;e et je n'avais plus peur. Ennui go home ! C'&#233;tait le graffiti du parking de la biblioth&#232;que. US GO HOME, vas-y ! Il s'agissait d'y aller. De renvoyer quelque chose &#224; la maison, et d'y aller ! Il s'agissait aussi de nommer l'ennemi, un ennemi pernicieux qu'on n'arrivait pas &#224; situer de fa&#231;on discursive ; &#224; la limite, on aurait pu faire de longues listes obsessionnelles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C.A. &#8212; C'est vrai ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A.V. &#8212; Le capitalisme, la religion, la morale, les institutions, la culpabilit&#233;, le machisme, l'autre classe, les bureaucrates, la r&#233;volution qui n'accepte pas la r&#233;volution dans la r&#233;volution, la r&#233;volution culturelle, l'imp&#233;rialisme etc&#8230; [ Claire Auzias note : &#171; Il y a des lyc&#233;ens autour de nous. C'est un bistrot de sortie de lyc&#233;e. Ils entendent. Parfois, ils rient. &#187; Ndlr ]&#8230; La liaison gar&#231;ons - filles enfin r&#233;alis&#233;e, les lampes de poche devenaient inutiles et, chaque soir, les occupants de la cit&#233;-U se retrouvaient mix&#233;s pour parler. Etc.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1986 - Quand les enfants sont &#8220;comptant&#8221; de parler&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;D&#232;s la fin des ann&#233;es 1980, la revue l'Erre publie Quand les enfants sont &#8220;comptant&#8221; de parler , un texte pr&#233;sent&#233; au CFRP o&#249; Maud Mannoni avait d&#233;cid&#233; d'accueillir &#171; les jeunes analystes venus de banlieue &#187; dont j'&#233;tais &#171; car ils y faisaient un travail tr&#232;s important. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malvina&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; C'est humiliant de venir chez le psy &#187; me dit un p&#232;re que le ratage scolaire de sa fille remet en question. La petite fille a cinq ans et demi. Les parents sont inquiets. Selon la ma&#238;tresse d'&#233;cole, elle souffrirait de &#8220;d&#233;sorganisation scolaire&#8221;. Premier entretien : les parents confrontent violemment leurs th&#233;ories p&#233;dagogiques. Le droit de l'enfant &#224; &#234;tre bien &#233;duqu&#233; se renverse en obligation de r&#233;ussite.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant ce temps, Malvina dessine et fait du raffut dans le bureau. Elle danse litt&#233;ralement ce que ses parents disent. Premi&#232;re surprise : apr&#232;s avoir r&#233;alis&#233; des dessins assez informes, abstraits : des taches, des lettres d&#233;figur&#233;es, des choses non identifiables, Malvina fait un bonhomme, un vrai, avec tout ce qu'il faut et m&#234;me plus : de grosses bottes ! La m&#232;re semble soulag&#233;e : &#171; Elle ne faisait jamais de bonhomme avant ! Alors, elle peut le faire ! &#187; La m&#232;re ajoute : &#171; Elle ne fait jamais de soleil, c'est normal ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'enfant vient de montrer &#224; sa m&#232;re qu'elle sait faire le fameux dessin du bonhomme qui signe une bonne maturation. Elle n'a pu montrer - &#234;tre vue en train de voir - qu'en pr&#233;sence d'un regard tiers, le mien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deuxi&#232;me entretien : je demande aux parents de me pr&#233;ciser l'histoire de la naissance de Malvina. La m&#232;re m'avait dit que la naissance s'&#233;tait mal pass&#233;e : &#171; Cette naissance m'a &#233;chapp&#233;. C'&#233;tait un si&#232;ge et j'ai eu une anesth&#233;sie. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malvina est n&#233;e - c'est le p&#232;re qui raconte- avec un d&#233;bo&#238;tement de la hanche qui a n&#233;cessit&#233; une culotte de contention pendant six mois puis une hospitalisation pour une traction de la jambe tordue en arri&#232;re pendant deux mois et enfin, jusqu'&#224; un an et demi, le port d'un pl&#226;tre tr&#232;s contraignant qui sera chang&#233; quatre fois. `&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant cet entretien, Malvina tente d'&#233;crire son pr&#233;nom : M M M. Arm&#233;e d'un crayon dans une main et d'une gomme dans l'autre, elle &#233;crit M puis le gomme et entre les deux gestes, g&#233;mit : &#171; C'est rat&#233; ! C'est rat&#233; ! &#187; Le mot &#8220;rat&#233;&#8221; surgissant entre l'apparition du M sur la feuille et l'effacement de ce M, la laisse an&#233;antie. Absente. &#171; Qu'est-ce qui est rat&#233; ? &#187; &#171; Les ponts. &#187; Seraient-ce les jambes du M qui sont rat&#233;es ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je dis &#224; Malvina : &#171; Tes jambes aussi ont beaucoup souffert. Tu as beaucoup souffert avec tes jambes &#224; la naissance et apr&#232;s... &#187; Elle me regarde : &#171; Oui, c'est &#231;a ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je continue : &#171; Tu n'&#233;tais qu'une petite enfant d'avant le langage quand cela t'est arriv&#233; ; tu n'avais pas les mots pour dire ta souffrance. Aujourd'hui, si tu veux, on en parle. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le p&#232;re &#224; sa fille : &#171; Mais &#231;a ne t'int&#233;resse pas ! &#187; La fille : &#171; Si &#231;a m'int&#233;resse ! Je suis n&#233;e en d&#233;cembre ! &#187; Elle demande &#224; son p&#232;re : &#171; Quelle ann&#233;e ? &#187; Le p&#232;re d&#233;sol&#233;, r&#233;pond : &#171; Zut, je ne me rappelle plus. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le p&#232;re d&#233;niant l'importance de cet &#233;v&#233;nement traumatique se tourne vers moi : &#171; D'accord pour les jambes, mais qu'est-ce que vous proposez pour la d&#233;sorganisation scolaire ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A quoi le p&#232;re est-il renvoy&#233; par un surmoi intransigeant dans cette histoire de r&#233;paration ? Le sentiment de culpabilit&#233; est-il supportable ? Sa fille intelligente, vivante, qui fait de la musique, de la danse, est soup&#231;onn&#233;e de d&#233;bilit&#233; &#224; l'&#233;cole parce qu'elle ne dessine pas bien, qu'elle n'&#233;crit pas bien. Pourtant, elle ne demande qu'&#224; faire passer dans les mots ce qu'elle reconstruit d&#233;j&#224; en dansant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A propos d'image, le p&#232;re ne parvient &#224; d&#233;signer la jambe gauche de sa fille qu'en touchant sa jambe droite &#224; lui. Il a besoin pour cela de porter Malvina dans ses bras et de la coller &#224; lui. ETC.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1991 - Mots de passe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Un peu plus tard, la revue Chim&#232;res publie la psychoth&#233;rapie de Mahjoub, intitul&#233;e Mots de passe. Cette psychoth&#233;rapie a &#233;t&#233; publi&#233;e une seconde fois dans la revue Esquisses psychanalytiques sous le titre Un enfant venu d'ailleurs, revenu de loin. La redite se justifiait par l'ajout d'un dessin de Mahjoub qui d&#233;montrait qu'il ne s'agissait pas d'une fiction mais bien d'une observation clinique. Le comit&#233; de r&#233;daction de la revue Chim&#232;res avait h&#233;sit&#233;, croyant que je fabulais.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est la premi&#232;re fois que je re&#231;ois Mahjoub au dispensaire. Il tient une lettre du bout des doigts le bras tendu tr&#232;s en avant. C'est un message de la psychologue du GAPP : &#171; Mis&#232;re totale - soulign&#233; - il lui faut quelque chose, des soins peut-&#234;tre ? Un travail de parole. &#187;
Mis&#232;re, la totale. D&#232;s le d&#233;part on est arriv&#233;s, &#233;crabouill&#233;s contre de grandioses images ennemies.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mahjoub me regarde lire. Diagnostic : &#171; Mis&#232;re totale &#187;. Indication de soins : &#171; Psychoth&#233;rapie. &#187; Je suis abrutie par le raccourci.
Il est debout de l'autre c&#244;t&#233; du bureau. II y a des petits &#233;l&#233;phants roses sur son anorak en nylon capuchon bord&#233; de fourrure acrylique prisunic, fille gar&#231;on tout pareil. Il me dit : &#171; Je ne vais pas passer. &#187; Mais o&#249; ? &#171; En CM1... Je veux passer. &#187;
Quand il ne reste rien, on peut toujours se mettre &#224; bricoler avec les mots, quelque chose, trois fois rien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il a fallu six mois pour obtenir l'autorisation de ses parents et commencer. C'est alors que Mahjoub me sort : &#171; Ce n'est pas du travail de parler. Je veux une orthophoniste pour mes fautes &#224; l'&#233;cole. &#187; Quinze jours plus tard, il est revenu en m'expliquant que finalement j'&#233;tais bien celle qu'il lui fallait : &#171; Tu comprends, la dame de l'orthophonie, quand je lui pose une question sur un probl&#232;me, elle me r&#233;pond. Eh bien ! Quand je suis &#224; l'&#233;cole je ne trouve pas la r&#233;ponse. Toi tu ne me r&#233;ponds pas. Hein ? Tu ne me r&#233;ponds pas ? C'est dr&#244;le parce qu'apr&#232;s, je trouve. &#187;
Sa plainte &#171; Moi je n'ai pas de jouet, de ceci, de cela &#187; cesse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pourquoi me suis-je lanc&#233;e dans cette rencontre o&#249; l'exigence d'un seul &#233;tait non pas d'&#234;tre plac&#233; dans une institution sp&#233;cialis&#233;e mais de d&#233;placer du sens ? Jamais il ne m'a dit qu'il n'arrivait pas &#224; grandir - huit ans et l'air d'en avoir cinq - je l'ai appris par le coup de fil de la psychologue de l'&#233;cole qui l'avait elle-m&#234;me su par le m&#233;decin scolaire qui aurait eu un contact avec un p&#233;diatre qui le suivait pour cela. L'enfant a pris des chemins d&#233;tourn&#233;s, pas ceux du bon sens. Il a suffisamment enrag&#233; pour faire entendre ce qu'il voulait : &#171; Passer, je veux passer. &#187; Je n'ai pas pu sacrifier sa parole en coupant court : &#171; Mon petit, tu me dis &#231;a mais &#224; moi, on m'a dit que ton probl&#232;me, ce n'&#233;tait pas &#231;a. Moi, je sais ce qui est bon pour toi : on va te placer dans un &#233;tablissement et tu verras, tu grandiras. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#199;a lui a fait du bien de venir me voir mais je suis un peu b&#234;te&#8230; &#171; J'ai envie de les bombarder, de les foutre &#224; leurs tombes. &#187; C'est ainsi qu'il l'a dit &#224; la fin de sa th&#233;rapie trois ans plus tard.
&#171; Qui ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ma question l'&#233;tonne. Comment ? Je n'ai pas compris ? D&#233;cid&#233;ment je ne comprends rien. Mais enfin ! C'est son ma&#238;tre de CE 2 qu'il veut aligner. Quand m&#234;me, il y a trois ans il a trop souffert avec celui-l&#224;, ce sale bonhomme qui faisait comme s'il savait tout et qui l'a trait&#233; de nul.
Un jour, la petite soeur qui ne l'ouvre pas, entrera dans le bureau, une ardoise plaqu&#233;e &#224; la bouche sur laquelle elle avait &#233;crit : &#171; Je passe. &#187; Son fr&#232;re qui est venu chaque semaine et parle maintenant, lui allonge un grand coup sur la t&#234;te : &#171; Alors, tu parles ! &#187; En se tournant vers moi, il ajoute : &#171; La pauvre, elle voudrait parler mais elle ne peut pas. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'encha&#238;ne : &#171; Comment elle serait cette bombe ?
&lt;br /&gt;&#8212; Enorme et sa maison &#233;crabouill&#233;e, le toit explos&#233; tout en feu, en ruines.
&lt;br /&gt;&#8212; Et encore ?
&lt;br /&gt;&#8212; Les tripes &#224; l'air, la t&#234;te &#233;ject&#233;e, le corps en mille morceaux. Mais qu'est-ce que je dis ? &lt;br /&gt;&#8212; Tu imagines que tu veux mettre une bombe. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il &#233;clate de rire. La bombe est devenue l'outil du plaisir. Immense. Dernier. Premier. En une d&#233;flagration joyeuse, les ma&#238;tres mots s'&#233;clatent.
&#171; Alors je n'&#233;tais pas ce qu'il disait que j'&#233;tais : &#8220;Nul&#8221;. Je n'&#233;tais pas nul. Maintenant je le sais.
&lt;br /&gt;&#8212; Peut-&#234;tre que le ma&#238;tre &#224; l'&#233;cole n'employait pas ses mots &#224; lui.
&lt;br /&gt;&#8212; Quoi ?
&lt;br /&gt;&#8212; Il ne pouvait peut-&#234;tre pas te parler avec ses mots. &#8220;Nul&#8221; est un mot de l'&#233;cole.
&lt;br /&gt;&#8212; S'il ne pouvait pas, pourquoi il &#233;tait un ma&#238;tre ? Le ma&#238;tre n'est pas le roi ?
&lt;br /&gt;&#8212; Il faisait ce qu'il pouvait pour t'apprendre des choses : lire, &#233;crire, compter.
&lt;br /&gt;&#8212; C'est tout ?
&lt;br /&gt;&#8212; Ce n'est d&#233;j&#224; pas mal.
&lt;br /&gt;&#8212; Bon d'accord. Je lui foutrai pas la bombe. Je vais carr&#233;ment plut&#244;t le laisser tomber. C'est une cloche et puis, ah ! c'est d&#233;fendu de foutre des bombes. Je n'ai pas envie d'aller en prison pour une cloche pareille.
J'ai juste le temps de me dire : le mur est pass&#233;, ce n'est plus l&#224; o&#249; c'&#233;tait... Il continue : &#171; Et le reste ? Qu'est-ce qui reste apr&#232;s ? Ah je sais : quelque chose qui a &#224; voir avec ce que tu disais : que les gens du d&#233;sert sont intelligents. Comment tu disais ? Jouer &#231;a rend les enfants intelligents ? Oh ! mais alors c'est encore plus difficile que je croyais. C'est impossible &#224; dire. C'est une sorte de secret. On ne peut le dire &#224; personne m&#234;me pas &#224; toi. C'est quelque chose &#224; moi et peut-&#234;tre aussi &#224; mon copain Abdelkader qui conna&#238;t plein d'histoires. Lui aussi on dit qu'il est nul &#224; l'&#233;cole mais lui, il ne s'en occupe pas&#8230; Passer c'&#233;tait trop important pour moi ! Pour ma s&#339;ur aussi. &#187;
Mot tampon sur bouche close, le regard brillait par-dessus. L'ardoise scellait des choses &#224; dire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Avec mon p&#232;re je suis pass&#233; aussi, quand j'ai failli me noyer. On allait &#224; la chasse. II y avait une rivi&#232;re, enfin... de l'eau comme on dit l&#224;-bas, un oued. II n'y a pas d'eau et tout d'un coup elle arrive, l'oued se remplit d'un seul coup, il d&#233;borde, il t'emporte ou alors c'&#233;tait la mer quand on est arriv&#233;s. II y avait mon p&#232;re. &#187; etc.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1996 - La d&#233;partementale 937&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;En 1996, d&#233;courag&#233;e par les clivages sociaux, je tombe en litt&#233;rature. J'&#233;cris l'errance. Les &#233;ditions Yeo m'accueillent et publient La d&#233;partementale 937 et Qu'en dit la montagne ? deux livres r&#233;alis&#233;s avec Dominique Fury-Jeantet.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ao&#251;t l988. Je viens de renoncer &#224; mes vacances, j'ai quitt&#233; mes amis et leur maison de campagne, le stage de Ta&#239;chi, des fa&#231;ons d'occuper les cong&#233;s, ce peu de temps de vie. Les volets tir&#233;s sur les bruits de la ville, je m'appr&#234;te &#224; me poser, me reposer. Je suis ext&#233;nu&#233;e, envahie par la parole des malades.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je me mets &#224; relire les notes de la psychoth&#233;rapie de Mahjoub, un enfant qui m'a permis de penser que la membrane qui prot&#232;ge un d&#233;racin&#233; de l'&#233;clatement psychotique est mince&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le t&#233;l&#233;phone sonne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'homme qui appelle dit aller tr&#232;s mal, il demande un rendez-vous &#224; la psychanalyste que je me dois d'&#234;tre. Je joue le jeu mais j'ai reconnu Potzc, un ami peintre : beau visage... un regard... un oeil plut&#244;t... l'&#339;il, la part sauvage de l'&#234;tre. Chaque fois qu'on se croisait - le plus souvent dans des f&#234;tes - on se rapprochait un peu plus l'un de l'autre puis on se perdait. Aujourd'hui, apr&#232;s avoir pas mal ri de sa plaisanterie, il me propose d'aller &#224; un vernissage &#224; Knokke-le-Zoute. J'accepte l'invitation, assez contente d'&#233;chapper &#224; l'&#233;criture - quelque chose y est profond&#233;ment mortifiant : la mise &#224; l'&#233;cart du corps peut-&#234;tre ? Potzc devait me rappeler, il ne l'a fait qu'au milieu de la nuit. J'ai bien &#233;voqu&#233; ma fatigue mais sa voix est devenue si triste&#8230; J'ai pris un taxi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De l'autre c&#244;t&#233; de la ville dans la pi&#232;ce minable o&#249; je le retrouvai, Potzc faisait son sac sur l'injonction de sa m&#232;re qui lui reprochait un certain d&#233;sordre dans sa vie - comme &#224; un enfant qui part en colonie de vacances. En tr&#232;s peu de mots, il me confie qu'il a maintenant une fille dont il est s&#233;par&#233;, ainsi que de celle qu'il n'appellera plus que la &#171; m&#232;re de ma fille &#187;. J'attends, assise au bord du lit. Potzc semble heureux que quelqu'un l'attende. Exactement l&#224; o&#249; il comptait &#234;tre attendu ? La s&#233;duction est une sale b&#234;te. Quel livre m'a-t-il alors lanc&#233; ? II m'a r&#233;guli&#232;rement mis des livres entre les mains comme on fait passer un examen : &#171; Tiens, lis &#231;a. &#187; Non... C'est moi qui venait d'acheter Sans nom de L&#233;vinas.
Une faiblesse &#233;trange me faisait rester l&#224;, t&#233;moin - encore une fois - d'une sc&#232;ne path&#233;tique entre un fils et sa m&#232;re. Je pensais &#224; Mahjoub. Lorsque je l'ai vu pour la premi&#232;re fois, il avait sept ans et semblait en avoir quatre. Il n'&#233;tait pas question de faire des interpr&#233;tations avec lui.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Assise au volant de la R12, j'attends. Potzc a d&#233;cid&#233; de faire quelques emplettes avant de partir : piles, cassettes, Coca-Cola, lunettes de soleil et tequila.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'attends trop... depuis vingt ans que je travaille en psychiatrie, beaucoup trop, &#224; recevoir les confidences de tous : les horreurs, les fantasmes ou l'impossibilit&#233; du fantasme, l'urgence du corps. L'autre jour une petite fille m'a m&#234;me dit que j'&#233;tais une poubelle : &#171; On te balance nos merdes et tu ramasses ! C'est un dr&#244;le de m&#233;tier, ton m&#233;tier. &#187; Quelquefois j'ai peur.
Potzc m'apprend que son permis vient de lui &#234;tre retir&#233;, qu'il me laissera conduire. Sa Renault est marrante : si&#233;ge avant d'un seul bloc en ska&#239; noir, levier de vitesses au sol. Le moteur malgr&#233; la v&#233;tust&#233; de l'engin r&#233;agit bien. Je pourrais m&#234;me dire comme dans un mauvais film : la Rl2 s'arracha mollement du pav&#233; de Montparnasse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au milieu de la nuit, j'ai essay&#233; d'expliquer &#224; Potzc ce que j'avais fait ces derni&#232;res ann&#233;es : de la psychanalyse en banlieue. II m'a r&#233;pondu : &#171; Pourquoi tant d'efforts ? A quoi &#231;a sert ? Tu veux faire lire Proust aux banlieusards ? &#187; Il m'a dit aussi quelque chose sur les femmes, les hommes et les femmes ; que c'&#233;tait tr&#232;s bien ce que j'essayais de faire mais que les femmes comme moi... ; qu'il s'&#233;tait pass&#233; quelque chose entre les hommes et les femmes qui voulaient &#234;tre des hommes et que &#231;a n'allait pas.
Echou&#233;e, flou&#233;e, d&#233;go&#251;t&#233;e d'&#234;tre l&#224;, entra&#238;n&#233;e une fois de plus par n'importe qui en direction de je ne sais quoi, je n'avais m&#234;me plus int&#233;r&#234;t &#224; faire demi-tour. Pas d'autre solution que de m'abandonner &#224; l'id&#233;e de la route. Et, comme j'aime la nuit, je trouvai de quoi foncer. L&#233;onard Cohen chantait : If you want, I'm your man. Il y avait longtemps que je n'&#233;coutais plus de musique, pas le temps ! Moi, je lisais Lacan.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mahjoub entend un bruit, la nuit : une conscience qui l'emp&#234;che de dormir. S'engendrant lui-m&#234;me &#224; tout instant, il ne se repose jamais et va se mettre &#224; d&#233;lirer. II invente des arbres &#224; roulettes pour aller de l'avant avec des mitraillettes incorpor&#233;es qui servent &#224; abattre tout ce qui pourrait lui barrer le chemin. Plus vite. Plus vite. Il faut combler l'&#233;cart qui le s&#233;pare de l'Id&#233;al : cette grosse voix qui gronde dans son dos&#8230; Comme il est difficile d'aller plus loin que ses parents ! Nos parents en ont-ils la moindre id&#233;e ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si je fais remarquer &#224; Mahjoub que les arbres n'ont pas de roulettes mais des racines, il proteste, il enrage : &#171; Tu ne comprends rien. A quoi &#231;a sert que je te parle si tu ne me crois pas. Je ne veux plus parler du pass&#233;. Mes parents, c'est du pass&#233;. &#187;
Au m&#234;me moment, moi j'entends du c&#244;t&#233; du grand Autre : &#171; Tu as &#224; te reconna&#238;tre &#224; ta place dans la g&#233;n&#233;alogie. &#187; C'est ainsi que l'Autre s'adresse &#224; nous, pauvres petits jet&#233;s par le sort. Mais ne t'inqui&#232;te pas Mahjoub ! Bient&#244;t, tu conna&#238;tras le secret : l'Autre n'est pas tout-puissant. Ce qui nous laisse une chance de r&#233;duire le destin &#224; ce qu'il est : du th&#233;&#226;tre ! Allez, maintenant on va prendre les choses comme elles viennent. Ah, vraiment ?&#8230; Dormir enfin&#8230; R&#234;ver peut-&#234;tre ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mahjoub a insist&#233;, me suppliant de renoncer &#224; l'id&#233;e de racine. II cherchait &#224; me prouver qu'on peut s'en passer avec le soutien des extraterrestres. J'ai tenu qu'il y avait des histoires et, de l'Histoire - on l'oublie celle-l&#224;. De g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration, nous nous sommes enfonc&#233;s dans la honte, mais pourquoi avoir honte de ne pas &#234;tre assez riches pour se payer les jouets de l'industrie au Monoprix ? Pourquoi se sentir mal d'avoir appris par grand-p&#232;re interpos&#233; &#224; fabriquer un tra&#238;neau avec le tronc d'un palmier du d&#233;sert - &#231;a ne co&#251;te pas un rond - et d'&#234;tre assez malin pour faire fonctionner la t&#233;l&#233;vision sur les batteries de la voiture ? Chez lui, dans le d&#233;sert, on arrive &#224; faire quelque chose avec rien. C'est bien. C'est &#231;a l'intelligence. En perte de rep&#232;res, exc&#233;d&#233;s, les immigr&#233;s sont pouss&#233;s &#224; bout hors des fronti&#232;res, hors d'eux et... nous sommes tous des immigr&#233;s catapult&#233;s, parano&#239;aques, toujours plus &#233;loign&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nombre d'&#233;tudiants &#224; qui j'ai enseign&#233; pendant dix ans pour huit mille francs par an : cent par semestre = deux mille. Nombre d'enfants que j'ai rencontr&#233;s au cours de mon premier emploi : trois cent soixante dix d'un coup. Nombre de patients adultes entendus &#224; l'h&#244;pital de jour : trente par an pendant quatorze ans = quatre cent vingt. Nombre d'enfants en psychoth&#233;rapie au centre m&#233;dico-psychologique : vingt cinq par quatorze = trois cent trente. Nombre d'adultes re&#231;us en urgence au centre d'accueil : incalculable. Environ trois par jour pendant cinq ans. Nombre d'enfants vus en groupe au centre du soir deux fois par semaine : dix. En tout plus de trois mille cinq cents ! Tant que &#231;a ? Comment ai-je pu ? Tous ces gens agripp&#233;s &#224; moi, et ce n'est pas fini, loin de l&#224; ! Permettez d'en rire sans m&#233;chancet&#233; d'un rire guerrier pendant qu'il me reste encore quelques forces de la montagne ; j'en profite pour dire que finalement, la psychanalyse est au service de l'ordre et qu'elle s'en tient au dictionnaire m&#233;dical et administratif pour d&#233;finir l'&#234;tre. C'est l&#224; qu'il faudrait s'&#233;nerver, ne pas se laisser tout prendre mais&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le m&#233;decin-chef a l'habitude de dire : &#171; Arr&#234;tez de vous plaindre ! On est pay&#233;s pour supporter &#231;a ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mahjoub dit : &#171; Parler, c'est ton m&#233;tier ? Mon p&#232;re il est venu en France pour travailler ! Il dit que parler, c'est pas du boulot ! &#187; Mon p&#232;re &#224; moi, il n'a m&#234;me jamais pu prononcer le mot : psy-cho-lo-gie. Quand il devait r&#233;pondre &#224; qui lui demandait : &#171; Qu'est-ce qu'elle fait ta fille ? Elle est toujours &#224; Paris ? &#187; II n'expliquait pas, il simplifiait : &#171; Elle fait rien. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'homme que je conduis &#224; Knokke-le-Zoute ne s'est pas d&#233;plac&#233; d'un millim&#232;tre mais il vient de me prendre la main, il la serre tr&#232;s fort. Je suis t&#233;tanis&#233;e de piti&#233; pour nous deux, pour Mahjoub, pour l'humanit&#233; enti&#232;re. Qu'est-ce qu'il veut &#224; la fin ? Pourquoi ce signe absurde ? Un oiseau imprudent &#233;chappe de justesse &#224; la lumi&#232;re des phares : une chouette ? Une buse ? Les rapaces se seraient-ils habitu&#233;s si vite aux grands axes ? Au comble du romantisme, la main dans la main, Potzc et moi fon&#231;ons dans la nuit. J'en ai assez, c'est ridicule. Les piles commencent &#224; flancher. II faut s'arr&#234;ter.
&lt;br /&gt;&#8212; L&#226;che-moi. J'ai besoin de ma main.
&lt;br /&gt;&#8212; Excuse-moi. Peindre est si difficile. On est arriv&#233;s ? C'est quoi ici ? Ach&#232;te des bi&#232;res. Knokke-le-Zoute est beaucoup plus loin que pr&#233;vu. ETC.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1996 - Qu'en dit la montagne ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aux premi&#232;res lueurs du jour, Potzc, que je ram&#232;ne de Knokke-le-Zoute tout en suivant le fil de mes pens&#233;es, se r&#233;veille brusquement passant d'un sommeil que je croyais profond &#224; une activit&#233; f&#233;brile. Ses gestes, ses paroles restent sans adresse. J'aurais pu ne pas &#234;tre l&#224;. &#171; Cette radio d&#233;conne ! C'est nul ! T'as pas chang&#233; les piles ! Une radio que j'ai achet&#233;e il y a une semaine ! &#187; Des fl&#232;ches tir&#233;es pour exorciser quoi ? Mon regard fatigu&#233; de l'avoir conduit toute une nuit &#224; travers un pays ray&#233; d'insomnie ? Je me ratatine sur mon si&#232;ge, j'aurais aim&#233; dispara&#238;tre ou me jeter dans une rivi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout &#224; coup les piles, de grosses piles rondes et lourdes, passent par la fen&#234;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'un &#339;il affol&#233;, je v&#233;rifie dans le r&#233;troviseur que le type qui nous suit a bien r&#233;agi : il ralentit, se gare sur le bas-c&#244;t&#233;, met de la distance. Potzc furieux en profite pour nous balancer tous : moi, les autres, une immense r&#233;serve dont il n'a rien &#224; foutre ! Je me tasse encore plus. Je suis en pr&#233;sence d'un fou.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne me m&#233;fie pas assez. Je me laisse d&#233;border par mon imagination - une imagination hyst&#233;rique que je n'aime pas - qui veut que les choses existent m&#234;me si elles n'existent pas, et belles si possibles. Ben l&#224;, c'&#233;tait moche. Irr&#233;parable. J'en avais marre : envie de tout laisser et de partir &#224; pied. En me d&#233;brouillant bien, j'aurais pu me faire accompagner &#224; une gare et basta, retour &#224; la maison !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais qu'en est-il de Potzc, cet homme tr&#232;s beau que je n'ai pas revu depuis cinq ans ? Qu'a-t-il v&#233;cu pendant toutes ces ann&#233;es ? De quelles ann&#233;es s'agissait-il ? Pour moi, par exemple, c'&#233;taient celles de ma formation de psychanalyste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le long de la route, les peupliers dansent, les feuilles, petites, m&#233;talliques et mobiles, dansent. Je suis la route, les arbres et le vent, je suis sur ce chemin&#8230; Ah ! La roue de la Renault vient de taper dans le talus. La terre est molle. Je m'enlise. Les labours auraient-ils commenc&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Potzc sort de la voiture, se pr&#233;cipite au-devant d'un poids lourd. Il hurle qu'il veut mourir ! Pour qui se prend-t-il ? Je l'attrape &#224; bras le corps d'un geste de paysanne accomplie mais quand m&#234;me, je lutte contre un quinze tonnes lanc&#233; &#224; vive allure sur une route de campagne. Je trouve la force. J'invente l'action. Je m'envole avec le fou. J'ai tout de m&#234;me &#233;t&#233; championne de saut en hauteur &#224; treize ans. J'ai particip&#233; &#224; une comp&#233;tition internationale sur le stade antique de Rome. On a visit&#233; des merveilles : la sortie des &#233;gouts, de superbes villas et tant de fresques. Je colle mon ami retrouv&#233;, l'air martyris&#233;, dans le champ d'en face.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'en &#233;tais l&#224;, le visage enfoui dans le sol belge lorsqu'il s'est mis &#224; crier : &#171; Je veux la terre, je veux me rouler dans la terre ! &#187; C'est cela. Moi, je veux pleurer. Ici, c'est l'endroit id&#233;al, &#224; plat ventre, les bras repli&#233;s sous le front, les narines enflamm&#233;es, je demande &#224; la poussi&#232;re - qui on le sait, ne r&#233;pond jamais - de m'aider. Tout peut se briser, le peu de mots, le peu de rencontre. Une chose est certaine : la terre tiendra. Je l'ai dans le dos maintenant et les astres commencent &#224; sombrer. A la limite de ce pays si plat, une galaxie enti&#232;re m'avale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Potzc danse dans la lumi&#232;re naissante. Ses jambes et ses bras partent dans tous les sens avec une rapidit&#233; &#233;poustouflante : &#171; Je dois peindre un champ ! &#187; II rit, il pleure, tombe et se rel&#232;ve, fait comme s'il cherchait &#224; entrer dans tout &#224; la fois, saisit le moindre point d'accroche dans la motte de terre, la goutte de ros&#233;e, jusqu'&#224; la mol&#233;cule. Il peint avec des pinceaux invisibles, sans toile, &#224; m&#234;me les nuages, directement sur la ligne d'horizon. Il danse la peinture. &lt;br /&gt;&#8212; Tu peins ?
II &#233;clate d'un rire impitoyable :
&lt;br /&gt;&#8212; Je d&#233;peins plut&#244;t !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une mouche m'agace l'oreille. Est-ce que je me suis encore endormie ou est-ce l'ami cingl&#233; ? II est entr&#233; &#224; l'int&#233;rieur des terres, s'est assis, le genou toujours repli&#233; sous le menton. Absolument immobile. II faudrait que nous arrivions &#224; nous parler. Ou pas. Je ne sais pas. Je travaille depuis si longtemps avec l'id&#233;e que la parole peut faire autant de mal que de bien. En me dirigeant vers lui, rass&#233;r&#233;n&#233;e par cette sieste improvis&#233;e, je prends la d&#233;cision qu'un adulte normal doit prendre en ce genre de circonstance : celle d'arr&#234;ter les frais. Il me tourne le dos mais mon ombre m'a pr&#233;c&#233;d&#233;e - ne jamais oublier que cet homme vit au milieu des ombres. Il me demande si je vais bien&#8230; Pas du tout. Mais cela m'est bien &#233;gal, je saurai tirer partie de cette infamie. L'air pur de la campagne, c'est tout ce dont j'ai besoin.
&lt;br /&gt;&#8212; En plus elle a des besoins !
&lt;br /&gt;&#8212; Beaut&#233;. Calme. Volupt&#233;.
&lt;br /&gt;&#8212; Beaut&#233; ? Ma ch&#232;re !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;II se fout de ma gueule. Quand soudain, passant dans un autre monde, il se d&#233;sint&#233;resse totalement de la conversation malheureuse que je suis devenue et me convoque &#224; toute autre chose :
&lt;br /&gt;&#8212; Que font-ils pousser dans ce champ ?
Sa question &#233;tait simple, la r&#233;ponse &#233;vidente. Je savais ce qui poussait dans ce champ : des carottes. Nous &#233;tions assis au milieu d'un champ de carottes avec pour seule compagnie un &#233;pervier qui commen&#231;ait sa chasse matinale. Quelque part, une souris, un mulot ou un serpent se r&#233;veillait aussi.
&lt;br /&gt;&#8212; Ce sont des fanes de carottes ?
Il me dit qu'il aimait : &#171; J'aime. &#187; L'usage de ce verbe sans compl&#233;ment me cloua sur place. Il caressait le champ, les fines tiges dentel&#233;es. Il avait le poignet fort pour un homme mince, la main savait prendre, une main dans le prolongement du cerveau, une main de peintre ou de chirurgien&#8230; paume pass&#233;e sur l'herbe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut que je songe &#224; profiter de l'&#233;t&#233;. L'hiver, je passe mon temps &#224; lire des livres de plus en plus abstraits. J'en suis &#224; la question de la Chose vue par Freud, revue par Lacan. Je m'&#233;chine sur la th&#233;orie. Avec les malades, j'improvise, je bricole, je fais dans la dentelle. Avec eux, je me bats contre le grand flux pulsionnel qui ravage tout de l'int&#233;rieur. Nous cr&#233;ons de petites choses, des trucs : des moments po&#233;tiques, des objets biscornus. Potzc me glisse qu'il faudrait supprimer ce mot.
&lt;br /&gt;&#8212; Quel mot ?
&lt;br /&gt;&#8212; &#8220;Cr&#233;er.&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et voil&#224;. Simple comme bonjour. ETC.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1997 - Monsieur M. ou l'impossible du Symbolique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai &#233;crit ce texte pour le jeune Iggdrazyl, &#233;l&#232;ve de Marc'O avec qui j'ai fait du th&#233;&#226;tre dans le pavillon asilaire o&#249; Antonin Artaud a &#233;t&#233; intern&#233; pendant la seconde guerre mondiale. C'est la revue Sud/Nord qui l'a publi&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des infirmiers se plaignent : &#171; Encore monsieur M. ! &#187; J'entends la fatigue. Qui est monsieur M. ? Oh ! II est l&#224; depuis vingt ans ! Lorsqu'il va mal, la Poste nous l'envoie. Ah bon ? C'est la premi&#232;re fois qu'on nous envoie un patient par la Poste. Quelle est son histoire ? Personne ne sait. On le conna&#238;t, c'est tout. II ne nous ouvre m&#234;me plus la porte. Lorsque nous pensons devoir le rencontrer, nous prenons le double de ses cl&#233;s chez la concierge. Chez lui, monsieur M. regarde des films pornographiques pendant des heures.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par o&#249; commencer ? Comment d&#233;jouer tant de fatigue ? Il faut d'abord s'attaquer &#224; la litanie : &#171; De toute fa&#231;on avec lui on ne parle pas, il ne dit rien depuis vingt ans. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cet apr&#232;s-midi, un infirmier et moi cherchons dans son dossier. Sur la couverture il est &#233;crit : Monsieur M. profession PTT. Cet homme serait-il le morceau d'un &#233;tablissement ? Je rectifie : Monsieur M. facteur. Une premi&#232;re page existe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Monsieur M. a quarante-quatre ans. II n'y a pas vingt ans qu'on le conna&#238;t, il est en M&#233;tropole depuis quatorze ans et il y a neuf ans que nous le suivons en psychiatrie. C'est souvent en d&#233;cembre qu'il d&#233;lire. Que se passe-t-il concr&#232;tement en d&#233;cembre ? II prend ses cong&#233;s et part pour la Guyane. Il est Guyanais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelques semaines plus tard, nous sommes appel&#233;s par la clinique o&#249; monsieur M. est hospitalis&#233; &#224; plein temps : cette fois la sortie doit &#234;tre pens&#233;e. Chaque fois que monsieur M. sort de la clinique, l'&#233;quipe a l'impression de le laisser tomber. Signifiant redoutable : laisser tomber. Conclure une hospitalisation ne doit pas signifier la fin des soins mais les infirmiers de l'accueil sont d&#233;courag&#233;s : &#171; Tu n'obtiendras rien. &#187; Le m&#233;decin de monsieur M., inquiet de devoir reprendre les entretiens au dispensaire dans des conditions qui lui semblent insuffisantes, nous appelle &#224; l'accueil : &#171; Pouvez-vous l'aider &#224; installer une conduite dans ses soins ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Premier entretien &#224; l'accueil. Je pensais travailler le passage. Entre quoi et quoi ? La clinique et le dispensaire ? La Guyane et la M&#233;tropole ? A chacune de mes questions, monsieur M. r&#233;pondait par &#171; Je ne sais pas. &#187; Resterai-je neutre et bienveillante ? Oui mais sans faire semblant. Comment ? Quand quelqu'un est dans la d&#233;tresse, c'est peut-&#234;tre &#224; nous de parler. Je lui dis : &#171; Ce qu'il faut soigner, c'est le silence qui s'est install&#233; entre nous. &#187; II me r&#233;pond : &#171; Je perds la m&#233;moire. J'oublie les dates. &#187; Je lui d&#233;voile ce que d'habitude, je tais : &#171; J'ai lu dans votre dossier - car je suis &#233;galement sans m&#233;moire dans cette histoire - que vous venez de Guyane. &#187; Pas de trou de m&#233;moire en ce qui concerne son arriv&#233;e en M&#233;tropole. II me r&#233;pond : &#171; Je suis arriv&#233; en 1979 pour travailler &#224; la Poste ; j'avais r&#233;ussi le concours. &#187; Les trous de m&#233;moire commencent avec la M&#233;tropole. Impossible d'inscrire la M&#233;tropole dans une chronologie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Depuis combien de temps vous faites-vous soigner en psychiatrie ? Je connais la r&#233;ponse mais je voudrais que vous la cherchiez. Si vous vous trompez, je vous le dirai. &#187; Je lui demande un effort qui semble le faire souffrir. Que suis-je en train de lui demander ? Il r&#233;pond : &#171; Huit mois. &#187; Il se trompe. &#171; Vous voyez, j'ai des trous. &#187; Il tombe hors histoire. Quel b&#233;n&#233;fice peut-il bien tirer de cet impossible ? &#171; Votre premier contact avec la psychiatrie en M&#233;tropole date de l984 mais en d&#233;cembre l983 vous aviez d&#233;j&#224; &#233;t&#233; hospitalis&#233; en Guyane. &#187; II me fait un signe imperceptible. Mes questions sont p&#233;nibles. J'arr&#234;te. Trop violent. Peut-&#234;tre a-t-il besoin d'oublier. Et nous qu'avons-nous besoin d'oublier ? Pourquoi ces malentendus ? Avant de le quitter, je lui restitue ma pens&#233;e : &#171; C'est curieux. Vos souvenirs de Guyane semblent intacts. Perdriez-vous votre temps en M&#233;tropole ? &#187; Il me dit : &#171; J'ai fait de grosses b&#234;tises... &#187; Ah ! Lesquelles ? II ne se souvient plus. J'ajoute : &#171; Qu'est-ce que la m&#233;moire ? Cherchons ensemble. &#187; Mais il se rappelle la b&#234;tise : il avait &#224; remettre une grosse somme d'argent &#224; un client, il se trompe d'un z&#233;ro et donne cinq mille francs au lieu de cinq cents francs. Une grosse perte pour la Poste qui n'a jamais pu r&#233;cup&#233;rer l'argent. Dette, d&#233;lire, trou de m&#233;moire. Tout cela est-il li&#233; ? L'oubli fonctionne-t-il pour lui comme m&#233;canisme de d&#233;fense, refoulement ? Est-ce pire ? Forclusion ? Cet homme est-il, face au langage, totalement s&#233;par&#233; ? Est-il n&#233;vros&#233; ou psychotique ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'infirmi&#232;re de la clinique est troubl&#233;e : &#171; On est venu parce qu'il va avoir du mal &#224; r&#233;int&#233;grer son travail ; on voudrait que vous le souteniez pour qu'il puisse r&#233;int&#233;grer. &#187; Mais ce n'est pas le probl&#232;me ! Monsieur M. dit qu'il perd la m&#233;moire. On n'en est pas &#224; ce qu'il retourne &#224; son poste &#224; la Poste. Je demande &#224; monsieur M. : &#171; Que connaissez-vous de la M&#233;tropole ? Je suis tellement &#233;tonn&#233;e de la place &#224; part que vous lui faites. &#187; Je pensais &#224; voix haute. A lui qui ne parlait pas, je faisais part de mes pens&#233;es &#224; l'instant m&#234;me o&#249; elles m'arrivaient. II me r&#233;pondit qu'il connaissait... la Poste de Bondy. Ici, il ne s'autorise ni plaisir ni rencontre. Rien. Une fois, il a fait un voyage &#224; Toulouse. C'est tout ? En quatorze ans. C'est peu pour se construire. Fin de l'entretien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La semaine suivante, le risque est grand pour lui de gu&#233;rir. Il dit : &#171; Je ne sais pas. &#187; S'il ne sait pas, je vais lui rappeler ce que nous avons dit la derni&#232;re fois : &#171; Vous me direz si je me trompe. II me semble que vous &#234;tes dans un pays o&#249; vous ne vivez pas. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comment en sommes-nous arriv&#233;s aux arbres ? Ah oui ! Bla-bla-bla. ETC.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1985 - Bondy-Paysage 1&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Bondy-Paysage 1 publi&#233; par la Revue parl&#233;e du Centre culturel Georges Pompidou, pose l'&#233;ternelle question de savoir o&#249; habiter.&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Article en cours de r&#233;&#233;criture pour la prochaine &#233;dition.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'enfant &#233;thiopien&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Article en cours de r&#233;&#233;criture pour la prochaine &#233;dition.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#169; annie vacelet 2009&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ma mission de psychologue s'ach&#232;ve. Ces derni&#232;res ann&#233;es, l'emprise des id&#233;ologies &#224; &#233;t&#233; si forte que j'ai d&#251; faire des &#233;tudes de cin&#233;ma pour reconqu&#233;rir des mani&#232;res de sentir et de percevoir. ETC.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Remerciements&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Merci aux revues qui m'ont publi&#233;e. Elles sont les v&#233;ritables h&#233;ro&#239;nes de ce deuxi&#232;me livre : IRL Journal d'Expressions Libertaires, la revue l'Erre, la revue Esquisses Psychanalytiques, la revue Chim&#232;res, les &#233;ditions Yeo, la revue Sud/Nord, la Revue Parl&#233;e du Centre culturel Georges Pompidou.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; Mich&#232;le Foucher pour sa mise en sc&#232;ne d'une partie du texte Not des lebens dans son spectacle Mai 68, l'&#233;chapp&#233;e belle, &#224; Confluences : th&#233;&#226;tre des arts urbains, boulevard Charonne, Paris, 2008.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; Sylvia Kesbi pour sa relecture du manuscrit.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Achev&#233; d'imprim&#233; par La Bottelerie, Vauchr&#233;tien Maine-et-Loire
D&#233;p&#244;t l&#233;gal : f&#233;vrier 2009&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;N&#176; ISBN : 978-2-9508179-2-1&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contact : &lt;a href=&quot;mailto:annievacelet@yahoo.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;annievacelet@yahoo.fr&lt;/a&gt;
&lt;a href=&quot;mailto:annievacelet@yahoo.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;bytarika@orange.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title> Biographie - bibliographie - filmographie. </title>
		<link>http://www.vacelet.org/spip.php?article51</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annie</dc:creator>

<category domain="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique17">1.Curriculum Vitae / Contacts</category>


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&lt;a href="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;1.Curriculum Vitae / Contacts&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mon nom est Annie Vacelet.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Entre 1974 et 2008, j'ai particip&#233; en tant que psychologue/psychanalyste &#224; la cr&#233;ation de nombreux lieux de soins en banlieue parisienne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De 1975 &#224; 1986, j'ai enseign&#233; comme Charg&#233;e de cours en sciences de l'&#201;ducation &#224; l'universit&#233; de Paris 8, Seine-St-Denis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De 1999 &#224; 2005, j'ai fait des &#233;tudes de cin&#233;ma, d'abord &#224; l'institut international de l'Image et du Son de Trappes, puis &#224; l'universit&#233; de Paris 8 o&#249; j'ai obtenu un DESS Pratique en &#233;tudes Cin&#233;matographiques et Audiovisuelles, mention tr&#232;s bien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai publi&#233; de nombreux articles et plusieurs livres parmi lesquels : &lt;br /&gt;&#8212; N'importe, &#233;d. du Rouleau Libre, Paris, 1990
&lt;br /&gt;&#8212; Le sentiment de la Psychog&#233;ographe, &#233;d. By Tarika, Paris, 1993, &#224; partir duquel un Atelier de Cr&#233;ation Radiophonique fut r&#233;alis&#233; par F. Seloron sur France-Culture en 1995.
&lt;br /&gt;&#8212; D&#233;limitation d'un corps. Journal d'une psychologue en banlieue, &#233;d. By Tarika, Paris, 2009&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai r&#233;alis&#233; des films : &lt;br /&gt;&#8212; M&#233;moires de la folie, documentaire, 23mn, Beta SP, 2000 &lt;br /&gt;&#8212; La psychanalyse part en voyage, documentaire, 50mn, DV, 2001 &lt;br /&gt;&#8212; Nicolas et Boudjema contre la guerre en Irak, documentaire, 20mn, DV, 2003 &lt;br /&gt;&#8212; 1914, la folie, documentaire, 22mn, DV, 2005 &lt;br /&gt;&#8212; Luc Moullet, la ru&#233;e vers l'art , documentaire, 55mn, DV, 2005 &lt;br /&gt;&#8212; La psychanalyse court toujours, 57mn, HI8, 2007 &lt;br /&gt;&#8212; Week-end &#224; Orsay 7' DV 2008
&lt;br /&gt;&#8212; D&#233;cid&#233; Marcel chante dans le 19e &#224; Paris, 6mn, Super 8, 2009&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai particip&#233; comme camerawoman &#224; trois films sur le monde du travail produits par SocialConseil &lt;a href=&quot;http://www.socialconseil.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.socialconseil.fr&lt;/a&gt; :
&lt;br /&gt;&#8212; La vie de chantier 2000 &lt;br /&gt;&#8212; Les conditions mat&#233;rielles de travail &#224; l'ANPE 2000 &lt;br /&gt;&#8212; Les caves de Sciences Po 2001&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Formations annexes : le th&#233;&#226;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Entre 1994 et 1998, j'ai suivi l'atelier de Linda Caron au th&#233;&#226;tre de l'Echapp&#233;e, technique inspir&#233;e de la m&#233;thode Decrou.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; En 1992, un atelier avec Marc'O et le laboratoire du Changement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Entre 2006 et 2008, un atelier avec Mich&#232;le Foucher &#224; Confluences.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Contact : Annie Vacelet 11 rue du Rhin 75019 Paris.
T&#233;l : 01 42 06 90 85 &#8211; 06 7749 58 73
Mail : &lt;a href=&quot;mailto:annievacelet@yahoo.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;annievacelet@yahoo.fr&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;mailto:bytarika@orange.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;bytarika@orange.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Pr&#233;sentation du livre &quot;Le sentiment de la psychog&#233;ographe&quot;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annie</dc:creator>

<category domain="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique29">1993, 1&#233;re &#233;dition </category>


		<description>Ce livre est toujours d'actualit&#233;, parce qu'en l'&#233;crivant j'ai cherch&#233; &#224; &#233;chapper aux dictats de l'actualit&#233;. &lt;br /&gt;n&#176; Isbn : 2-9508179-0-4 &lt;br /&gt;n&#176; Siret : 394 336 242 000 18 &lt;br /&gt;En banlieue Est de Paris dans un service de psychiatrie, au fur et &#224; mesure les parcours de paroles tr&#232;s anodines apparaissent sur des cartes, des passages en m&#234;me temps qu'une chute, des syst&#232;mes d'appel, de r&#233;sistance, des inventions li&#233;es &#224; la douleur psychique. &lt;br /&gt;Tout ce qui reste &#224; faire ! tous les jours ! pour que &quot;&#231;a&quot; tienne : (...)


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&lt;a href="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique29" rel="directory"&gt;1993, 1&#233;re &#233;dition &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Ce livre est toujours d'actualit&#233;, parce qu'en l'&#233;crivant j'ai cherch&#233; &#224; &#233;chapper aux dictats de l'actualit&#233;.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_24 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:130px;' &gt;
&lt;img src='http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L130xH195_sentiment-95326.jpg' width='130' height='195' alt=&quot;&quot; style='height:195px;width:130px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;n&#176; Isbn : 2-9508179-0-4&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;n&#176; Siret : 394 336 242 000 18&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En banlieue Est de Paris dans un service de psychiatrie, au fur et &#224; mesure les parcours de paroles tr&#232;s anodines apparaissent sur des cartes, des passages en m&#234;me temps qu'une chute, des syst&#232;mes d'appel, de r&#233;sistance, des inventions li&#233;es &#224; la douleur psychique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout ce qui reste &#224; faire ! tous les jours ! pour que &quot;&#231;a&quot; tienne : l'ouverture en un centre &#224; la parole, dont la parole proc&#232;de dans la rencontre. Comment faut-il faire ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut &#233;couter et beaucoup &#233;couter ce que &#231;a fait d'&#233;couter. En mille traits aussi bien qu'en deux ou trois rythmes, je cesse d'&#234;tre psychologue. C'est de la psychog&#233;ographie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comment dire ? Faire exister de la sant&#233;, ne serait-ce pas : ne jamais finir de finir la r&#233;alit&#233; ? le temps d'une heure, d'une ann&#233;e, d'un instant...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Copyright annie vacelet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Presse concernant le livre &quot;le sentiment de la psychog&#233;ographe&quot;</title>
		<link>http://www.vacelet.org/spip.php?article79</link>
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		<dc:date>2009-07-08T20:40:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annie</dc:creator>

<category domain="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique29">1993, 1&#233;re &#233;dition </category>


		<description>Presse concernant le livre &#171; Le sentiment de la psychog&#233;ographe &#187; &#233;crit et publi&#233; en mai 1993 avec l'aide de la Fondation Pour le Progr&#232;s de l'homme ( L&#233;opold Meyer) Paris. &lt;br /&gt;Presse concernant l'Atelier de Cr&#233;ation Radiophonique &quot;La folie hors les murs, Chronique de la folie &#224; Bondy&quot; produit par Fran&#231;oise Seloron sur France Culture , 1995, &lt;br /&gt;1993 : &#171; Esp&#233;ral &#187; n&#176; 5 bulletin CGT h&#244;pital des Murets &lt;br /&gt;15 juin 1993 : &#171; Ouvertures &#187; journal de 1'Etablissement Public de Sant&#233; de Ville- Evrard. &lt;br /&gt;15 juin 1993 : &#171; (...)


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&lt;a href="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique29" rel="directory"&gt;1993, 1&#233;re &#233;dition &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/plugins/blip/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Presse concernant le livre &#171; Le sentiment de la psychog&#233;ographe &#187; &#233;crit et publi&#233; en mai 1993 avec l'aide de la Fondation Pour le Progr&#232;s de l'homme ( L&#233;opold Meyer) Paris.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/plugins/blip/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Presse concernant l'Atelier de Cr&#233;ation Radiophonique &quot;La folie hors les murs, Chronique de la folie &#224; Bondy&quot; produit par Fran&#231;oise Seloron sur France Culture , 1995,&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1993 : &#171; Esp&#233;ral &#187; n&#176; 5 bulletin CGT h&#244;pital des Murets&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;15 juin 1993 : &#171; Ouvertures &#187; journal de 1'Etablissement Public de Sant&#233; de Ville- Evrard.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;15 juin 1993 : &#171; Vie Sociale et traitement &#187; revue du champ social et de la sant&#233; mentale CEMEA, Maurice Mallet.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Octobre 1993 : &#171; Psychologies et Psychologies &#187; n&#176; 114, bulletin du syndicat national des psychologues, Emmanuel Garcin.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Novembre 1993 &#171; Psychologies &#187; n&#176; 114, mensuel, lsabelle Taubes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1993 &#171; La psychanalyse en Europe &#187; n&#176; 3, revue Internationale de psychanalyse &#233;dit&#233;e par ERES, Fr&#233;d&#233;ric de Rivoyre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;11-17 ao&#251;t 1993 : &#171; Globe Hebdo &#187;, le choix de la Hune.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mars 1995 : &#171; Extra-muros, chronique de la folie &#224; Bondy &#187; Atelier de Cr&#233;ation Radiophonique 20H30 - 22H30, produit par Fran&#231;oise Seloron.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6 mars 1995 : &#171; Le Monde Radio / T&#233;l&#233;vision, Armelle Cressard&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;11 mars 1995 : &#171; Lib&#233;ration &#187; rubrique &#171; Vous, le journal de la vie quotidienne &#187;, Eric Favereau.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;11 mars 1995 : &#171; La semaine de Radio France &#187; n&#176;97, Chantal Gayet-Demaizi&#232;re .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;11 mars 1995 : &#171; T&#233;l&#233;rama &#187; Martine Lecoeur&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mai 1998 &#171; Psychologues et Psychologies &#187; n&#176; 142, Pascal Le Malefan.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;PAROLES :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(...) II y a des mots qu'on aurait mieux fait de ne jamais utiliser. Avec le temps ils prennent un sens incroyable et se retournent contre nous. Quels mots ? Le mot secteur, ce mot invent&#233;, il y a longtemps, pour dire que nous travaillons avec les gens. Pr&#232;s des gens. Secteur comme tiens bonjours ! Joli temps pour la p&#234;che. Hier j'ai compris que la sectorisation est devenue une technique de d&#233;coupage administratif. S&#233;cateur. Dans tel secteur vous avez tant d'infirmiers. Dans tel autre, ils en ont moins, on d&#233;place. Imagine la valeur qu'a pris notre travail avec un tel d&#233;tournement de langage. Rendez nous le secteur ! Rendez nous l'histoire en train de se faire ! Des traces, des rythmes. La parole. Ce qu'elle lie, ce qu'elle laisse.(...)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Extrait de &#171; Le sentiment de la psychog&#233;ographe &#187; d'Annie Vacelet. Ed. By Tarika. L'auteur sera pr&#233;sent sur le stand de la CGT lors du trentenaire)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;( Esp&#233;ral)&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LE TEXTE QUE J'ECRIVAIS EN 1991 EST DEVENU UN LIVRE :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En banlieue Est de Paris dans un service de psychiatrie, au fur et &#224; mesure apparaissent sur des cartes les parcours de paroles tr&#232;s anodines, des passages en m&#234;me temps qu'une chute, des syst&#232;mes d'appel, de r&#233;sistance, des inventions li&#233;es a la douleur psychique. Tout ce qui reste &#224; faire, comme il faut faire tons les jours, pour que &quot;&#231;a&quot; tienne : 1'ouvertureen un centre ^ la parole, dont la parole pr&#233;c&#232;de dans la rencontre.II faut &#233;couter et beaucoup &#233;couter ce que &#231;a fait d'&#233;couter. En mille traits aussi bien qu'en deux ou trois rythmes, je cesse d'&#234;tre psychanalyste.C'est de la psychog&#233;ographie. Comment dire ? faire exister de la sant&#233;, ne serait-ce pas ne jamais finir de finir la r&#233;alit. Le temps d'une heure, d'une ann&#233;e, d'un instant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le sentiment de la psychog&#233;ographe, &#233;dit&#233; by Tarika, sera distribu&#233; au comptoir de vente des &#233;ditions Matrice : librairie &#171; Le Scarab&#233;e &#187; rue de la Montagne Sainte Genevi&#232;ve, Paris V&#176;et dans le XIX&#176; arrondissement &#224; la librairie Laumi&#232;re, m&#233;tro Laumi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des extraits de ce livre ont &#233;t&#233; publi&#233;s en 1991 et 1992 dans les revues Chim&#232;res et Les Lumi&#232;res de la Ville : 1'auteur en a lu deux pages au cours d'une soir&#233;e Polyphonix, au Centre Georges Pompidou en hommage &#224; F&#233;lix Guattari. Un atelier radiophonique de cr&#233;ation sur France Culture doit s'&#233;laborer d&#232;s septembre, &#224; partir du contenu de ce livre. ( Ouvertures)&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LE SENTIMENT DE LA PSYCHOGEOGRAPHE :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; EST-CE QUE JE VAIS ME RECONNA&#206;TRE DANS CE QUE TU &#201;CRIS ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai travaill&#233; dans les lieux, j'ai travaill&#233; les lieux eux-m&#234;mes je les connais. J'ai travaill&#233; avec Annie, le &#171; faire &#187; pour le &#171; dire &#187;, le &#171; dire pour le faire &#187;, nous avons appris ensemble, nous nous connaissons !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Son &#233;criture fait scandale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elle est en soi une r&#233;volution douce, mais une r&#233;volution quand m&#234;me, ou pour le moins un passage &#224; l'acte.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ne croyez pas qu'elle soit l'interprete de ce qui se vit dans un lieu de soin. M&#234;me devant la n&#233;cessit&#233; des urgences douloureuses qui traversent cet espace, elle ne c&#232;de pas la place &#224; l'interpretation. Elle est acteur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Culturellement, son travail est une &#171; oeuvre &#187;. Conqu&#233;rir un impossible &#224; &#234;tre n'&#233;tait pas &#224; priori dans ses cordes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Annie a su d&#233;passer l'outrage des r&#233;miniscences pour faire acc&#233;der tout le monde au &#171; je &#187;. Pas seulement dans son livre mais aussi dans son travail. Se coltiner le quotidien, c'est quelque chose.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce sont de vraies histoires, tiss&#233;es sur l'espace de la vie, qui mettent en rapport des enjeux &#233;tonnants, la perception d'Annie c'est un quart de ton (qui n'existe pas, dit Daniel) au-dessous de la r&#233;alit&#233; : c'est un lieu fragile qui unit l'&#234;tre fou &#224; l'&#234;tre...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Urgence, r&#233;flexe, comment sauver parfois une situation, une vie et une situation ? Elle s'explique de l'ensemble, en passant par des d&#233;tails. C'est concret parfois et les moyens qu'elle se donne pour &#233;viter &#224; l'autre d'en finir avec la vie sont des moyens de professionnels.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Annie a gliss&#233; d'une structure de soin &#224; une autre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elle a vu et ne se contente pas de t&#233;moigner.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elle d&#233;crit la simplicit&#233; des mots apr&#232;s un coup de rasoir, o&#249; tout se banalise autour de petits g&#226;teaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elle d&#233;crit ce qui reste dans l'&#226;me de tout ceux qui bossent aupr&#232;s de ceux qui souffrent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce qui reste nous tient en &#233;veil, nous emp&#234;che d'&#234;tre totalement dans la n&#233;vrose ordinaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous sommes dans l'extraordinaire d'une n&#233;vrose incontournable, celle de ceux qui en savent long et qui ne savent pas quoi en faire, si ce n'est un LIVRE.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Ce que tu dis restera secret ! &#187; Voil&#224; !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Maurice Mallet&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Vie Sociale et Traitement )&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LE SENTIMENT de la psychog&#233;ographe. Annie Vacelet. By Tarika, 1993.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;FAIRE &#201;TAT DE SES CONVICTIONS, DE SES EFFORTS POUR R&#201;VEILLER L'IMAGINATION L&#192; O&#249; LA PEUR DE L'IMAGINAIRE R&#200;GNE, SANS MANQUER DE STYLE, N'EST PAS UNE MINCE AFFAIRE.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Annie Vacelet s'y est employ&#233;e dans un livre sur son exp&#233;rience de bient&#244;t 18 ans de psychologue-psychanalyste dans un service de psychiatrie. Un livre qui tente de rendre sensible le sens de la po&#233;sie, l'attention aux inventions li&#233;es a la douleur psychique, le pistage des parcours de paroles qui prennent leur importance d'&#234;tre suivies &#224; la trace, 1'ecoute et ce que &#231;a fait d'&#233;couter. C'est un livre qui avait besoin d'&#234;tre &#233;crit. II 1'a &#233;t&#233;. Faute d'&#233;diteur, il est en d&#233;p&#244;t dans plusieurs librairies parisiennes sp&#233;cialis&#233;es. Les esprits curieux peuvent &#233;galement se le procurer chez l'auteur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Emmanuel Garcin&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Psychologues et psychologies)&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LE SENTIMENT DE LA PSYCHOGEOGRAPHE Une psychologue tente de faire tomber les murs de l'hopital, pour &#233;couter vraiment la souffrance psychique. By Tarika 156p&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Psychologies)&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LE CHOIX DE LA HUNE&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A. Vacelet, le Sentiment de la psychog&#233;ographe&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;By Tarika 155 pages&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Globe)&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;NOTRE AMIE Annie Vacelet dont aucun de nos abonn&#233;s n'a &#233;t&#233; surpris qu'elle reprenne un terme usit&#233; des situ pour le titre de son bouquin, &#224; savoir &quot;psychog&#233;ographe&quot;, notre amie Annie Vacelet va donner de la voix &#224; la radio. Atelier de recherche et de cr&#233;ation radiophonique, sur France Cul, un de ces jours, elle nous pr&#233;viendra je suppose.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dominique Meens&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Science et vie)&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ANNIE Vacelet, Le sentiment de la psychog&#233;ographe,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Annie Vacelet n'a pas froid aux yeux. Quand son regard de g&#233;ographe se pose sur vous, on se sent comme d&#233;livr&#233; du poids des faux-semblants et des simagr&#233;es qui accompagnent ordinairement les relations dites sociales. II y a de la fougue dans le personnage, mais c'est son exigence qui frappe d'embl&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Son livre est donc un travail qui cache derri&#232;re un style enlev&#233;, parfois proche du style &#233;clat&#233; du Nouveau Roman, une exigence de pens&#233;e port&#233;e jusqu'&#224; l'extr&#234;me de ses capacit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avant de parcourir le secteur g&#233;ographique o&#249; elle nous entra&#238;ne, au chevet (ce qu'on appelle la clinique) de ceux qui souffrent de ne pas toujours avoir les mots pour dire et pour exister, Annie Vacelet a vu du pays. De son Jura natal &#224; Bondy-Seine-Saint-Denis, elle a travers&#233; la g&#233;ographie des id&#233;es et des pens&#233;es, du Mexique &#224; la Bourgogne, au c&#244;t&#233; des r&#234;veurs, philosophes, peintres, po&#232;tes qui marchaient et qui marchent encore vers de nouvelles pens&#233;es. Apr&#232;s avoir travers&#233; 1'antipsychiatrie, plong&#233; dans la psychanalyse et donn&#233; son temps, ses forces et son exigence au secteur, &#224; la psychiatrie publique la plus honorable, elle nous livre un morceau de chair psychique, une description qui parle du plus pr&#232;s de la souffrance et de 1'angoisse de vivre dans ce dr&#244;le de travail qui consiste &#224; &#233;couter, tous les jours, tout le temps, partout.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Annie Vacelet &#233;crit comme si demain &#233;tait trop loin : il faut arriver &#224; tout dire, tout montrer : il y a la ville, la banlieue, son espace chaotique et son histoire qui affleure par endroit, 1'histoire des premiers cheminots, la for&#234;t d'autrefois, les potagers perdus, les mara&#238;chers, et puis il y a 1'&#233;quipe des &#171; soignants &#187; les infirmiers, les m&#233;decins, les psychos, tous saisis dans leur singularit&#233;, tous vivants ; et puis encore avec ceux-la : les patients qui d&#233;barquent de leur difficult&#233; &#224; &#234;tre et qui en mettent un peu, l&#224; o&#249; &#231;a passe, l&#224; o&#249; &#231;a tient encore. Et puis les structures, 1'hopital, la DDASS, 1'Etat, la mairie, le pavillon, le centre d'accueil, 1'association...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et puis encore il y a Tennessee Williams, Artaud, Rilke, Machiavel, Antigone, et Freud bien s&#251;r, et certainement Lacan.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce n'est pas en effet la moindre des gageures de ce livre que de porter la marque de l'exigence &#224; laquelle tout psychanalyste doit se rendre, &#224; savoir : chercher &#224; rendre compte de son acte. C'est l&#224;, sans doute, ce qui me touche le plus dans le travail d'Annie Vacelet.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elle investit un espace vide, jusque-l&#224; sem&#233; de quelques meubles vieillots et naus&#233;abonds, que l'on nomme la clinique psychiatrique. L'invention et la mise en place du secteur en psychiatrie ont en effet depuis longtemps renvoy&#233; aux oubliettes des universit&#233;s m&#233;dico-psychologiques, les anciens concepts de la clinique psychiatrique ; s'il est bon de les avoir connus, force est de constater leur totale inutilit&#233; dans la pratique quotidienne du secteur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Nous sommes dans l'oeil du cyclone des structures, l&#224; o&#249; la structure n'a qu'a bien se tenir ! Elle fait une dr&#244;le de binette &#224; cet endroit-l&#224;, il faut voir les bouts de ficelle &#187; (p.90).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, jusqu'&#224; ce jour, il n'existait pas, &#224; ma connaissance, de travail permettant de penser la complexit&#233; de la clinique psychiatrique de secteur. Le livre d'Annie Vacelet en est le premier exemple. Et ce qu'il m'appara&#238;t essentiel de souligner &#224; ce propos : c'est que cette pens&#233;e doive tant &#224; l'oeuvre de Lacan. Autrement dit : il n'y a pas pour l'instant d'autres mani&#232;res de penser le travail du secteur que d'en passer par le travail de relecture de Freud initi&#233; par Lacan. Il n'y a pas, &#224; ce jour, de meilleurs rep&#232;res que les cat&#233;gories de Symbolique, d'lmaginaire et de R&#233;el pour penser le quotidien du secteur !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce travail de nomade dans la g&#233;ographie des pens&#233;es d&#233;montre ainsi qu'il subsiste encore, apr&#232;s le grand d&#233;capage, un avenir &#224; la psychanalyse, pour peu que les analystes y mettent autant de coeur &#224; l'ouvrage qu'Annie Vacelet.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; C'est avec le r&#234;ve, le travail du r&#234;ve qu'on va s'en sortir &#187; (P. 144).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;F. de R.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Revue Internationale de psychanalyse)&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; EXTRA-MUROS, CHRONIQUE DE LA FOLIE &#192; BONDY &#187; Atelier de Cr&#233;ation Radiophonique dimanche 12 mars de 20H30 &#224; 22H30, produit par Fran&#231;oise Seloron.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au d&#233;part il y a la d&#233;marche d'une &#233;quipe de psychiatrie &quot;hors des murs&quot; de I'asile et sa pr&#233;sence dans la ville, &#224; Bondy, banlieue Est de Paris.Et puis le texte d'Annie Vacelet, l'une des &quot;psy&quot; de l'&#233;quipe, &#233;crit &#224; partir de paroles entendues, dedans et dehors, paroles d'infirmiers, de psychologues, de m&#233;decins, mais aussi paroles des patients, des amis, nou&#233;es &#224; sa propre r&#233;flexion, sa propre vie, son propre cri. &quot;On ne travaille plus avec les murs, vous savez, les vieux murs mais avec des rep&#232;res qui existent et aussi des rep&#232;res qu'on trouve en nous&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le temps d'une &#233;mission de radio, se faufiler dans les pages du livre et tenter d'y faire vivre les pulsions, les &#233;motions qui s'y cachent. Y m&#234;ler les voix &quot;a vif&quot; des soign&#233;s et des soignants, et celles, anonymes, de quelques habitants de Bondy. &quot;Au fur et &#224; mesure apparaissent les parcours de paroles tr&#232;s anodines, des passages en m&#234;me temps qu'une chute, des syst&#232;mes d'appel, de r&#233;sistance, des inventions li&#233;es a la douteur psychique... Il faut &#171; &#233;couter et beaucoup &#233;couter ce que &#231;a fait d'&#233;couter&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Explorer les cris et les chuchotements, les brouhahas et les silences, les zones d'ombre et les fulgurances o&#249; &quot;travaille&quot; le soin psychiatrique, o&#249; circulent la parole- et l'&#233;coute de l'autre. Prendre le risque de la d&#233;chirure . Capter, &quot;recoller les morceaux&quot; et transmettre le va-et-vient des mots et des voix o&#249; filtrent la souffrance, mais aussi les instants de plaisir, et les grandes interrogations sur le monde, l'actualit&#233;, la vie, la naissance, I'amour, l'exclusion, la mort.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien s&#251;r, la ville aussi est l&#224;.pr&#233;sence pas toujours rassurante d'ailleurs, avec sa circulation, ses bruits de chantier, ses camions qui freinent au feu rouge, avec le canal de l'Ourcq et la Nationale 3 qui coupent Bondy en deux. Et le regard des autres, le mal-vivre des autres. Comment mettre a distance cet outil de protection que repr&#233;sentent les murs de l'asile et apprendre &#224; apprivoiser le &quot;dehors&quot;, malgr&#233; la violence et les difficult&#233;s qui l'entourent. Car c'est dans la cit&#233; que la psychiatrie publique a choisi de s'exercer aujourd'hui.au plus pr&#232;s des lieux o&#249; vivent les patients, ou nichent leur histoire et leurs rep&#232;res, dans des unit&#233;s de soins diss&#233;min&#233;es dans la ville, une villa entour&#233;e d'un jardin (l'h&#244;pital de jour), une grande maison derri&#232;re la place de l'&#233;glise (le centre de post-cure), des studios et appartements dans plusieurs cit&#233;s HLM, et un &quot;centre d'accueil et de crise&quot; qui fonctionne 24 heures sur 24, alors que la&quot; maison-m&#232;re&quot;, I'h&#244;pital de Ville-Evrard est peu &#224; peu abandonn&#233; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Texte : &quot;Le sentiment de la psychogeographe&quot;, d'Annie Vacelet ( by Tarika). Extraits lus par l'auteur et par Bernadette Le Sach&#233;, comedienne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fran&#231;oise Seloron&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Radio France)&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;France Culture - Dimanche - 20.30.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;PSYCHOG&#201;OGRAPHIE.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans les ann&#233;es 60, la psychiatrie rompt avec l'enfermement des &#171; fous &#187; et ouvre les portes des asiles, d&#233;veloppant ce qu'on a appel&#233; la psychiatrie de secteur : les structures se sont multipli&#233;es dans la ville &#8212; h&#244;pitaux de jour, appartements th&#233;rapeutiques, diverses annexes, et &#171; maisons-m&#232;res &#187; plus ou moins lointaines. Les malades mentaux y ont certainement gagn&#233; ; l'Etat et la soci&#233;t&#233;, eux, se sont souvent achet&#233; une bonne conscience, se d&#233;chargeant toujours davantage sur les &#233;quipes soignantes qui s'&#233;puisent &#224; jongler avec des moyens insuffisants et des politiques indiff&#233;rents, et r&#233;cup&#232;rent de plus en plus d'exclus de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A Bondy, c'est la ville, d&#233;fonc&#233;e par les chantiers, qui semble folle, ou tout au moins les bruits des machines et de la circulation qui la font para&#238;tre telle. Cet Atelier de cr&#233;ation se d&#233;roule dans un va-et-vient constant entre cette r&#233;alit&#233; sonore &#233;prouvante et les lieux dispers&#233;s o&#249; l'on retrouve malades et soignants. Lieux de paroles, d'&#233;changes, d'humanit&#233;. Les langages s'enchev&#234;trent. ne se rejoignent pas toujours : il a celui d'un livre (Le Senti- ment de la psychog&#233;ographe, editions Tarika), &#233;crit par une psychanalyste de l'&#233;quipe, Annie Vacelet, aux accents trop durassiens : celui de la m&#234;me, mais vivant, pertinent, qui secoue les consciences, bonnes et mauvaises ; celui du m&#233;decin-chef. Guy Baillon, qui donne sa coh&#233;rence au travail entrepris, liant le concret &#224; &#171; l'esprit d'utopie &#187;, et celui des patients qui parlent souvent &#171; &#224; c&#244;t&#233; &#187;, allant de la le&#231;on apprise &#224; la pure po&#233;sie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De cette &#233;mission, on retiendra surtout le d&#233;couragement et la r&#233;volte d'Annie Vacelet devant l'envahissement du social &#8212; &#171; en plus de la souffrance, on doit endosser la pauvret&#233; et le ch&#244;mage &#187; &#8212;, et sa crainte que la psychiatrie de secteur, sans le relais du monde du travail et de la soci&#233;t&#233;, ne &#171; recr&#233;e des ghettos dans la ville, plus joyeux peut-&#234;tre, mais... &#187;. Et aussi la belle &#171; utopie &#187; de Guy Baillon qui voudrait &#171; des m&#232;tres carr&#233;s et des hommes en quantit&#233; suffisante &#187;, et pouvoir pr&#233;server l'essentiel : &#171; l'innovation &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Martine Lecoeur&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(T&#233;l&#233;rama)&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ECOUTER Dimanche de 20h30 a 22h30, sur France Culture.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Extra-Muros &#187;, chronique de la folie a l'asile de Bondy, banlieue Est. Une &#233;mission de France Culture. Paroles entendues dans l'asile, hors l'asile, paroles d'infirmiers, de psychologues, de m&#233;decins, mais aussi paroles de patients, d'amis. Avec des extraits du livre d'Annie Vaceiet Ie Sentiment de la psychogeographe, &#233;dit&#233; by tarika&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Lib&#233;ration)&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;CHRONIQUES DE LA FOLIE RENDUE A L'ORDINAIRE... Atelier de cr&#233;ation radiophonique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A Bondy, &#224; l'est de Paris, la folie se vit Dors les murs, se prom&#232;ne dans la ville, prend la parole et la partage, et apprivoise -depuis vingt ans- le monde du dehors, des autres, de la rue, des commerces et des bistros... La folie ? Mais quelle folie ? Appel &#224; t&#233;moignage...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce n'est pas &#224; un &#233;loge de la folie, fa&#231;on Foucault, que nous convient aujourd'hui Fran&#231;oise Seloron et son &#233;quipe, mais d une sorte d'intrusion promenade, &#224; la fois simple et intimiste, dans les lieux de vie et de parole o&#249; patients et soignants, habitants et amis, affrontent ensemble la souffrance, mais aussi les instants de plaisir, de d&#233;couverte de soi-m&#234;me et d'autrui, et les grandes interrogations sur le monde. Ici et l&#224;, comme en &#233;cho, quelques pages du livre &#233;crit - &#224; partir de paroles dites et entendues - par l'une des psy de l'&#233;quipe (*). &#171; Pour bien parler de ce que nous faisons &#187; affirme en effet Guy Baillon, psychiatre et m&#233;decin chef du secteur, &#171; il faut &#234;tre po&#232;te. Car si l'on prenait le mot &#224; mot des paroles des patients, quelle merveille... ! Richesse de spontan&#233;it&#233;, mots justes, perspicacit&#233; &#224; notre &#233;gard, causticit&#233;, lucidit&#233; dans nos propres inconscients... Si on n'est pas po&#232;te, on ne sera pas bon th&#233;rapeute. Parce que l'on ne va pas avoir cette capacit&#233; de jouer, d'&#234;tre une sorte de tissu qui frissonne devant tel rayon de lumi&#232;re et qui renvoie des tas de choses... C'est pourtant de cela dont il s'agit. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ici, &#224; Bondy, la folie perd son masque d'angoisse et d'effroi et les rapports sont ceux de respect, d'attention affectueuse, de calme et de douceur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La folie ? Mais... quelle folie ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dedans, dehors, collective et au plus intime de 1'homme, elle est d'abord une diff&#233;rence &#224; laquelle - ici et l&#224; - il faut apprendre &#224; consentir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chantal Gayet-Demaiziere&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(*) le Sentiment de la psychog&#233;ographe. Annie Vacelet ( By Tarika)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(La semaine Radio-France)&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chroniques de la folie &#224; Bondy : France-Culture 20h30&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;FAIRE DISPARA&#206;TRE LES MURS.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand un jardin de cur&#233; entour&#233; d'une barri&#232;re bleue devient un laboratoire o&#249; s'invente la psychiatrie de demain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A l'origine, un cri !Un livre en forme de cri : le Sentiment de la psychog&#233;ographe (1), d'Annie Vacelet, membre d'une &#233;quipe de psychiatrie &#171; hors les murs &#187; &#224; Bondy, banlieue est de Paris. Paroles &#171; &#224; vif &#187; de soign&#233;s et de soignants : &#171; On ne travaille plus avec les murs, vous savez, les vieux murs, mais avec des rep&#232;res qui existent et aussi des rep&#232;res qu'on trouve en nous. &#187; Boulevers&#233;e par cet ouvrage, la productrice Fran&#231;oise Seloron a voulu comprendre ce que signifiaient les mots folie, d&#233;chirure, dedans et dehors. Elle a d'abord feuillet&#233; les pages du livre une &#224; une, puis abandonnant le texte, elle a rencontr&#233; les habitants de Bondy, les bien-portants comme ceux qu'on dit fous, elle les a longuement &#233;cout&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au dix-neuvi&#232;me si&#232;cle, la seule fa&#231;on de soigner les malades mentaux &#233;tait de les enfermer dans des h&#244;pitaux en forme de prison comme celui de Ville-Evrard dans la Seine-Saint-Denis. Aujourd'hui, la psychiatrie publique et sectoris&#233;e se pratique de plus en plus dans des petits centres de soins diss&#233;min&#233;s dans la ville. A Bondy, il y a une villa entour&#233;e d'un jardin avec une barri&#232;re bleue qui sert d'h&#244;pital de jour, une grande maison pr&#232;s de l'eglise transform&#233;e en centre de post-cure et puis des appartements dans des cit&#233;s HLM o&#249; vivent certains patients. Ceux qu'on appelle &#171; les malades &#187; passent sans cesse du dedans au dehors, et du dehors au dedans, pour bien se prouver que l'enfermement n'existe plus. Ils traversent la ville, prennent l'autobus, sans trop se soucier du regard des autres. Ils vont au caf&#233;-tabac acheter leurs cigarettes et discuter avec des copains comme tout le monde. Dans le jardin de la grande maison, ils invitent parfois les voisins &#224; prendre l'ap&#233;ritif avec eux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un vieil immigr&#233; italien raconte comment &#233;tait la ville dans les ann&#233;es 20 : un petit village perdu au milieu de la grande for&#234;t de Bondy et il y avait m&#234;me une scierie &#224; la place du supermarch&#233;. Maintenant il n'y a plus de for&#234;t, mais une banlieue bruyante d&#233;chir&#233;e par une nationale encombr&#233;e de camions. Pour rendre compte du contexte urbain, la productrice a donn&#233; volontairement &#224; son reportage un arri&#232;re-plan tiss&#233; de brouhaha et de grincements de freins qui agace et g&#234;ne l'&#233;coute.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au-dela du bruit, les malades parlent d'amour et de gu&#233;rison, les soignants parlent d'autonomie, de rep&#232;res et de lien social, mais certains d'entre eux racontent leur lassitude. Int&#233;ressant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ARMELLE CRESSARD, (Journal Le Monde)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(1) Le Sentiment de la psychog&#233;ographe, d'Annie Vacelet. Ed. Tarika, 156 p&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Le Monde)&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Annie Vacelet, Le sentiment de LA PSYCHOG&#201;OGRAPHE, Paris, By Tarika , 1993.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les psychologues n'&#233;crivent pas assez, lit-on souvent. Ce livre est l&#224; pour prouver le contraire. II est avant tout une aventure d'&#233;criture faite par une psychologue qui, pendant une ann&#233;e, a &#233;t&#233; pay&#233;e par la Fondation pour le Progr&#232;s de 1'Homme pour rapporter la chronique de ce que d'autres font, disent, l&#224; o&#249; ils errent, souffrent, travaillent. Ces autres sont les soignants et soign&#233;s du 14eme secteur de psychiatrie de Paris, dans la banlieue nord-est. Le style emprunte au nouveau roman ; il y a du Claude Simon chez Annie Vacelet.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;II ne faut pas chercher dans ce livre d'expos&#233; th&#233;orique sur !a psychose. Les r&#233;f&#233;rences n'en sont pas pour autant absentes. Lacan est souvent cit&#233;, L&#233;vi-Strauss aussi.L'auteur se positionne donc et signale ses appartenances.II s'agit plut&#244;t d'une d&#233;rive, lente, comme, peut &#234;tre, le temps de la psychose et des institutions qui 1'accueillent.Mais avec parfois des acc&#233;l&#233;rations dans 1'ecriture m&#234;me : dia- logue entre soignants, interpellations, r&#233;cit de moment d&#233;lirant, critique de 1'administration, d&#233;nonciation du sort de la psychiatrie.Cette phrase par exemple, suppos&#233;e venir d'une infirmi&#232;re : &quot;Et ces th&#233;rapeutes confirm&#233;s, patent&#233;s qui font comme si de rien n'&#233;tait ! Bient&#244;t, en r&#233;union, on en sera &#224; analyser la diff&#233;rence entre les silences. &#199;a d&#233;gonfle le petit personnel ! Aujourd'hui, je leur ai dit : vous ne parlez que des patients.II faut parler des soignants, des &#233;tats paniques des infirmiers.&quot; (p. 112)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On pourra &#234;tre amus&#233;, ou agac&#233;, de rencontrer &#224; plusieurs reprises une image plut&#244;t critique du psychologue et de ses pr&#233;tentions. A moins qu'Annie Vacelet se moque un peu d'elle-m&#234;me, gr&#226;ce &#224; cette position d'ext&#233;riorit&#233; de 1'&#233;crivain- observateur. Elle se dit en la circonstance &#171; psychog&#233;ographe &#187; explorateur d'un territoire connu mais qu'elle red&#233;couvre parce qu'elle en &#233;crit les contours. Une pratique de la lettre qui transforme le sujet lui-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La d&#233;rive du texte &#233;voque irr&#233;sistiblement la d&#233;rive d'une psychiatrie perdant ses rep&#232;res, ses id&#233;aux. La d&#233;nonciation est ici f&#233;roce et 1'&#233;criture militante. La question est alors de savoir comment Annie Vacelet a-t-elle pu redevenir psychologue apr&#232;s cette exp&#233;rience de voyage/voyure &#171; au [bien triste] pays de la psychiatrie &#187; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pascal Le Malefan&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Psychologues et Psychologies)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title> Annie Vacelet psychog&#233;ographe, un film de 1993</title>
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		<dc:date>2009-07-05T15:36:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annie</dc:creator>

<category domain="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique28">1993-2007, l'apr&#232;s Sentiment</category>


		<description>FICHE TECHNIQUE : &lt;br /&gt;Titre : Annie Vacelet psychog&#233;ographe ou comment vivre sa folie aujourd'hui. Documentaire Dur&#233;e : 67 mn Format : Video 8 Langue Fran&#231;aise R&#233;alis&#233; par Ma&#239;t&#233; Lembeye 1993 &lt;br /&gt;Synopsis : Maria Koleva rend visite &#224; une amie, Annie Vacelet. Dans cette conversation &#224; b&#226;tons rompus prise sur le vif, se dessine peu &#224; peu le portrait dynamique d'une femme qui, n'oubliant pas la cam&#233;ra, r&#233;fl&#233;chit &#224; haute voix sur ce qui la motive aujourd'hui dans la vie : la pratique de son m&#233;tier (psychologue et (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;FICHE TECHNIQUE :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Titre : Annie Vacelet psychog&#233;ographe ou comment vivre sa folie aujourd'hui. Documentaire
Dur&#233;e : 67 mn
Format : Video 8
Langue Fran&#231;aise
R&#233;alis&#233; par Ma&#239;t&#233; Lembeye
1993&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Synopsis :
Maria Koleva rend visite &#224; une amie, Annie Vacelet. Dans cette conversation &#224; b&#226;tons rompus prise sur le vif, se dessine peu &#224; peu le portrait dynamique d'une femme qui, n'oubliant pas la cam&#233;ra, r&#233;fl&#233;chit &#224; haute voix sur ce qui la motive aujourd'hui dans la vie : la pratique de son m&#233;tier (psychologue et psychanalyste), sa mani&#232;re de vivre la politique ou de faire du th&#233;&#226;tre avec les jeunes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'il s'agisse de ses patients, de ses pratiques artistiques (peinture, th&#233;&#226;tre, &#233;criture), de son premier livre &quot;Le Sentiment de la psychog&#233;ographe&quot;, de ses positions vis &#224; vis des institutions, du pouvoir ou de la normalit&#233;, Annie Vacelet parle avec passion de la d&#233;marche qui l'anime. Une d&#233;marche qui consiste &#224; &quot;faire face &#224; l'urgence de la vie&quot;, selon le concept de Lacan qu'elle fait sien. Texte de Sadia Sa&#239;ghi (www.cnc.fr)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;G&#233;n&#233;rique :
Auteurs : Maria Koleva ,Ma&#239;t&#233; Lembeye , Annie Vacelet Actrices : Maria Koleva, Annie Vacelet
R&#233;alisation : Ma&#239;t&#233; Lembeye
Image et Son : Ma&#239;t&#233; Lembeye
Production Cinoche Vid&#233;o ,Maria Koleva Films&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contact : Annie Vacelet 11 rue du Rhin 75019 Paris. t&#233;l : 01 42 06 90 85 - 06 77 49 58 73
mail : annievacelet@yahoo.fr&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;PRESSE CONCERNANT LE FILM &quot;Annie Vacelet psychog&#233;ographe ou comment vivre sa folie &quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;documentaire de MAITE LEMBEYE - 67mn - d&#233;p&#244;t n&#176;436
Annie Vacelet Actrice&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Annie Vacelet dit : &#171; Je voudrais dire &#224; tous que le r&#244;le du fonctionnaire n'est pas d'&#234;tre rejet&#233; en dehors du corps social en m&#234;me temps que la personne dont il s'occupe (les &#233;l&#232;ves d'&#233;cole, les toxicomanes, les victimes de l'informatisation du travail, etc.). Elle a fait ses premiers stages avec Jean Oury et Felix Guattari &#224; Laborde. Elle a particip&#233; au mouvement &#171; Alternatives &#224; la psychiatrie &#187; pour introduire la psychanalyse aupr&#232;s des enfants de 0 &#224; 15 ans des couches populaires et autres (52 nationalit&#233;s &#224; Bondy en 1985), Annie Vacelet a particip&#233; &#224; la cr&#233;ation d'un centre de consultations pour enfants. Etc.
Annie Vacelet, psychologue et psychanalyste, dit &#171; J'&#233;coute l'intelligence des fous, leur fa&#231;on de tenir &#224; la vie, car leurs histoires sont dures. Je gu&#233;ris les gens de leurs id&#233;aux de
normalit&#233;. Car la folie individuelle est n&#233;cessaire pour le corps et l'esprit. Comment vivre sa folie aujourd'hui ? Nous r&#233;fl&#233;chissons &#224; haute voix &#224; la suite de notre vie &#187;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ANNIE VACELET ECRIT SON PREMIER LIVRE &#171; LE SENTIMENT DE LA
PSYCHOGEOGRAPHE' &#187; OU COMMENT VIVRE SA FOLIE AUJOURD'HUI&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Maria Koleva, Ma&#239;te Lembeye, Annie Vacelet
Vivre aujourd'hui - documents-fictions (films-livres)
Production Cinoche Video, Maria Koleva Films
France&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Texte de Sadia Sa&#239;ghi (www.cnc.fr) : Maria Koleva rend visite &#224; une amie, Annie Vacelet. Dans cette conversation &#224; b&#226;tons rompus prise sur le vif, se dessine peu &#224; peu le portrait dynamique d'une femme qui n'oubliant pas la camera, r&#233;fl&#233;chit &#224; haute voix sur ce qui la motive aujourd'hui dans la vie : la pratique de son m&#233;tier (psychologue et psychanalyste), sa mani&#232;re de vivre la politique ou de faire du th&#233;&#226;tre avec les jeunes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'il s'agisse de ses patients, de ses pratiques artistiques (peinture, th&#233;&#226;tre, cin&#233;ma), de son premier livre &#171; Le Sentiment de la psychog&#233;ographe &#187;, de ses positions vis-&#224;-vis des institutions, du pouvoir ou de la normalit&#233;, Annie Vacelet parle avec passion de la d&#233;marche qui l'anime. Une d&#233;marche qui consiste &#224; faire face &#224; &#171; l'urgence de la vie &#187;, selon le concept de Lacan qu'elle fait sien.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ANNIE VACELET PSYCHOGEOGRAPHE OU COMMENT VIVRE SA FOLIE AUJOURD'HUI&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(1993) 67 min. R&#233;alisation : Ma&#239;t&#233; Lembeye.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Texte de Maria Koleva :
Annie Vacelet dit dans le film : j'ai fait ce film pour que 1'exp&#233;rience que j'ai acquise dans les h&#244;pitaux puisse servir aux infirmi&#232;res, aux soignants, aux malades, aux trop normaux pour qu'enfin ils deviennent fous. Gr&#226;ce &#224; la l&#233;g&#232;ret&#233; de la forme de ma rencontre avec Maria Koleva film&#233;e par Ma&#239;t&#233; Lembeye, les formes dont je me sers dans mon travail deviennent claires. Je voudrais dire &#224; tous que le r&#244;le du fonctionnaire n'est pas d'&#234;tre jet&#233; en dehors du corps social en m&#234;me temps que la personne dont il s'occupe (les &#233;l&#232;ves d'&#233;cole, les toxicomanes, les victimes de 1'informatisation du travail etc...) Je me sers du cin&#233;ma et du th&#233;&#226;tre comme formes d'absorption dans le corps social. Le film est aussi une simple rencontre, mais tr&#232;s importante puisqu'on ne croit qu'aux amis aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Annie Vacelet est dipl&#244;m&#233;e de psychologie clinique et psychanalyste du CFRP (Centre de formation et de recherche psychanalytique) fond&#233; par Octave et Maud Mannoni en 1983. Elle fait ses premiers stages &#224; Laborde, clinique de Jean Oury et Felix Guattari. Entre 1977 et 1979, elle participe au mouvement mondial ALTERNATIVES A LA PSYCHIATRIE avec Basaglia, Cooper... Elle public dans un livre consacr&#233; &#224; ce mouvement (collection 10/18) l'article &#171; Les femmes brisent le miroir &#187;. A la m&#234;me &#233;poque, elle travaille &#224; Ville-Evrard dans le service psy de Guy Baillon o&#249; les malades et les th&#233;rapeutes sont enferm&#233;s et part &#224; Bondy pour aider les malades &#224; retrouver leurs habitations. Elle cr&#233;e avec Guy Baillon et toute l'&#233;quipe un h&#244;pital ouvert pour servir ces m&#234;mes malades. Elle continue la tradition de Laborde en installant une r&#233;union hebdomadaire avec les malades et des activit&#233;s artistiques dans le but d'&#233;largir et de diversifier les m&#233;thodes de gu&#233;rison. Pour introduire la psychanalyse aupr&#232;s des enfants de 0 &#224; 15 ans des couches populaires fran&#231;aises et autres (52 nationalit&#233;s &#224; Bondy) Annie Vacelet participe &#224; la cr&#233;ation d'un centre de consultations pour enfants.
Pendant ce temps et jusqu'en 1984, elle enseigne la psychanalyse &#224; 1'Universit&#233; de Paris 8 au D&#233;partement des Sciences de 1''education. La psychanalyse &#233;tant tr&#232;s li&#233;e au th&#233;&#226;tre et au cin&#233;ma, elle fait des conf&#233;rences, entre autres, sur Antigone (La r&#233;volte contre Cr&#233;on), sur &#171; l'Ethique de la psychanalyse &#187; de Lacan, toutes publi&#233;es dans des revues sp&#233;cialis&#233;es. En 1993, elle publie un livre &#171; Le sentiment de la psychog&#233;ographe &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1995 je participe avec Annie Vacelet, psychologue et psychanalyste &#224; un film. C'est une amie vid&#233;aste, Ma&#239;t&#233; Lembeye qui filme et je ne fais que permettre &#224; Annie de s'exprimer. Car, arriv&#233;e &#224; la maturit&#233; de son travail, elle a besoin de 1e partager avec les soignants, avec ses coll&#232;gues, tandis que tout le monde a besoin de sortir de son &#233;tat de normopathie, &#233;tat de la normalisation du comportement qui m&#232;ne &#224; la folie aujourd'hui. Le film s'appelle :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; ANNIE VACELET PSYCHOGEOGRAPHE OU COMMENT VIVRE SA FOLIE AUJOURD'HUI &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce film est le comble de la libert&#233; de cr&#233;ation du point de vue psychique et technique. Mais un film de ce type n'est possible que si les participants connaissent parfaitement les lois de la dramaturgie et les appliquent spontan&#233;ment. Chacun doit conna&#238;tre suffisamment le travail de l'autre, les points communs entre les deux et faire confiance &#224; l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voil&#224; comment nous avons fait ce film. Je connais depuis quelques ann&#233;es Annie Vacelet. Elle m'appelle pour me dire qu'elle a &#233;dit&#233; le livre dont elle m'avait parl&#233;. La m&#234;me semaine Ma&#239;t&#233;, une amie vid&#233;aste veut bien qu'on prenne un caf&#233; ensemble le samedi matin. Je lui propose de le prendre chez Annie Vacelet, en filmant la rencontre entre Annie et moi. Elle accepte, puisque depuis quelques ann&#233;es elle s'offre le plaisir de me filmer, comme elle dit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Arriv&#233;e chez Annie, je me concentre sur l'essentiel de son travail, je la coupe quand elle part dans d'autres r&#233;flexions, un peu comme on surveille le niveau de la rivi&#232;re pour emp&#234;cher l'inondation. Je l'&#233;coute en amie qui veut comprendre tout de suite, dans l'imm&#233;diat, pas apr&#232;s, pas au montage. Et si moi je peux comprendre, le spectateur comprendra aussi. J'ose la couper, lui raconter, puisque c'est une vraie rencontre, ce que j'ai fait ces derniers temps. (&#231;a me permet de respirer et au spectateur aussi. La qualit&#233; de ce film-video (et de tout film-video)) qui est un document-fiction tient :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1. A la dramaturgie d'une rencontre ; nouement, &#171; apog&#233;e &#187;, d&#233;nouement, comme pour toute pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre ou tout film, toute histoire racont&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2. Pour &#233;viter un vrai montage il faut condenser la mati&#232;re de la pens&#233;e, se comporter devant la cam&#233;ra-vid&#233;o comme si c'&#233;tait de la pellicule 35 mm, et que chaque m&#232;tre co&#251;te une somme &#233;norme d'argent. Alors on est tr&#232;s concentr&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le mat&#233;riel vid&#233;o n'a presque pas eu besoin de montage. Les plans-s&#233;quences se suivent 1'un apr&#232;s 1'autre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3. La cam&#233;ra de Ma&#239;t&#233; Lembeye, tr&#232;s sensible &#224; l'atmosph&#232;re amicale, a film&#233; pratiquement ce que nous nous expliquions sur la communication entre les malades et les soignants et entre les personnages dans un film qui est de la m&#234;me nature. Elle a film&#233; la tension entre nous, l'espace entre Annie et moi. C'est de lui, de son r&#233;tr&#233;cissement et de son &#233;largissement que d&#233;pend, la dramaturgie du film. Maria Koleva 1995&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> En 2010, 2011, 2012, projets...</title>
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<category domain="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique27">9.PROJETS</category>


		<description>Publier le livre &quot;Dans les taillis de Bondy&quot; Projet d&#233;pos&#233; Scam &lt;br /&gt;Pr&#233;senter un sc&#233;nario de fiction long &lt;br /&gt;Tourner en DV &lt;br /&gt;Etablir les bases de deux ou trois autres films/livres &lt;br /&gt;Rester dans le maquis


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Publier le livre &quot;Dans les taillis de Bondy&quot; Projet d&#233;pos&#233; Scam&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Pr&#233;senter un sc&#233;nario de fiction long&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Tourner en DV&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Etablir les bases de deux ou trois autres films/livres&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Rester dans le maquis&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Contacts</title>
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<category domain="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique17">1.Curriculum Vitae / Contacts</category>


		<description>Annie VACELET / &#233;ditions By Tarika : &lt;br /&gt;Adresse : 11 rue du Rhin 75019 Paris &lt;br /&gt;T&#233;l : 01 42 06 90 85. Portable : 06 77 49 58 73 &lt;br /&gt;Mail : &lt;br /&gt;bytarika@orange.fr &lt;br /&gt;annievacelet@yahoo.fr


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Annie VACELET / &#233;ditions By Tarika :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Adresse : 11 rue du Rhin 75019 Paris&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; T&#233;l : 01 42 06 90 85. Portable : 06 77 49 58 73&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vacelet.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-53a1d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Mail :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;mailto:bytarika@orange.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;bytarika@orange.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;mailto:annievacelet@yahoo.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;annievacelet@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>En vente aux &#233;ditions By Tarika</title>
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<category domain="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique26">3.Livres et Films disponibles</category>


		<description>Contact pour renseignements : Attention, en 2010, je ne vends plus aucun livre par le biais de ce site. Il faut vous adresser aux libraires qui l'ont en d&#233;p&#244;t comme le libraire de &quot;La lucarne des &#233;crivains&quot; rue de l'Ourcq, Paris, 19&#233;me arrondissement. (Voir rubrique &quot;En vente en librairie&quot;. &lt;br /&gt;Annie Vacelet-Vuitton / &#233;dition By Tarika n&#176; siret : 394 336 242 000 18 &lt;br /&gt;T&#233;l : 01 42 06 90 85 - 06 77 49 58 73 &lt;br /&gt;Mail : annievacelet@yahoo.fr bytarika@orange.fr &lt;br /&gt;LIVRES : &lt;br /&gt;Titre : D&#233;limitation d'un corps. (...)


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&lt;a href="http://www.vacelet.org/spip.php?rubrique26" rel="directory"&gt;3.Livres et Films disponibles&lt;/a&gt;


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&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contact pour renseignements : Attention, en 2010, je ne vends plus aucun livre par le biais de ce site. Il faut vous adresser aux libraires qui l'ont en d&#233;p&#244;t comme le libraire de &quot;La lucarne des &#233;crivains&quot; rue de l'Ourcq, Paris, 19&#233;me arrondissement. (Voir rubrique &quot;En vente en librairie&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Annie Vacelet-Vuitton / &#233;dition By Tarika n&#176; siret : 394 336 242 000 18&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; T&#233;l : 01 42 06 90 85 - 06 77 49 58 73&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Mail : &lt;a href=&quot;mailto:annievacelet@yahoo.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;annievacelet@yahoo.fr&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;mailto:bytarika@orange.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;bytarika@orange.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LIVRES :&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Titre : D&#233;limitation d'un corps. Journal d'une psychologue en banlieue.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Auteur : Annie Vacelet&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; &#201;dition : By Tarika&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; pages : 107&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Date de publication : 2009&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Isbn : 978-2-9508179-2-1&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Prix 17 euros, frais d'envoi compris, 33% pour le libraire.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Titre : Le sentiment de la Psychog&#233;ographe. (en cours de r&#233;&#233;criture)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Auteur : Annie Vacelet&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En cours de r&#233;&#233;criture.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;FILM :&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Titre : Luc Moullet, la ru&#233;e vers l'art&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Documentaire, 54 mn, 2005&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; R&#233;alisation, production : Annie Vacelet&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Prix : 20 euros&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour les collectivit&#233;s, le film est en vente au Centre National de la Cin&#233;matographie, 11 rue Galil&#233;e, 75016 Paris.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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