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Publication du livre "Images de l’errance, errances de l’imaginaire, entre documentaires et films de fiction.

D 21 octobre 2020     A Annie Vacelet    


PRÉSENTATION

IMAGES DE L’ERRANCE
Entre documentaires et films de fiction
ERRANCES DE L’IMAGINAIRE

LE LIVRE
ISBN : 979-10-96852-16-1 ?Broché, 210/135, 82 pages, imprimé en UE Dépôt légal BNF Sept. 2020 Éditions Borromées ?Distribué par l’Harmattan ?Prix :15 €

L’AUTEURE
Comment se relève-t-on du divan ? Et pourquoi faire ? En ce qui me concerne, j’avais besoin de mouvement et de nouvelles sensations. C’est pourquoi j’ai continué ma route en faisant des études de cinéma. L’apprentissage du cinéma – kine – m’est apparu comme une évidence mêlant au mouvement, l’esthétique – esthesi – la science des perceptions et des sens. Je voulais m’éloigner du « champ du langage, de la parole et de l’objet » cause du désir, afin d’entrer dans la sphère de la perception, de la sensation et de l’objet érigé en valeur culturelle. Il ne me semblait pas indigne d’interroger, d’une place différente, ce qu’est l’image, le regard, la voix, le réel. Apprendre à réaliser des films dont la vocation est d’être perçus directement par les sens. S’en coltiner la conception puis la réalisation, quitte à devenir bête, tout en conservant la liberté acquise grâce à la psychanalyse. Le thème de l’errance s’est imposé de lui-même, pour des raisons psychanalytiques et cinématographiques parce que l’errance, l’abandon de l’idée de totalité, est un excellent outil d’exploration. Sigmund Freud dans la Traumdeutung écrit que le rêve n’est pas structuré comme un scénario mais comme un rébus. Il nous appelle en phonétisant à nous intéresser à la voix. Gilles Deleuze dans sa conférence sur l’acte de création nous rappelle que le propre du cinéma, c’est la disjonction entre l’image et le son. Claude Bailblé, enseignant à Paris 8, nous incite à imaginer le cinéma du futur comme un cinéma sachant se servir des richesses du documentaire et de celles de la fiction. Et les réalisateurs dont j’analyse ici les films, en les suivant dans leurs créations, nous mènent sur des lignes de crête à la frontière de la synesthésie, de la perte d’identité, entre la vie et la mort, de l’informe à la forme.

LE MOT DE L’ÉDITEUR

ANNIE VACELET-VUITTON s’adresse ?
Au cinéphile qui feuillette Les Cahiers, collectionne les films aujourd’hui numérisés, les images et les articles critiques, dans la nostalgie des ciné-clubs des Truffaut et Daney ?.
À l’étudiant de l’image, par l’analyse technique d’un plan, d’une séquence de cinéaste. Qu’il devienne, transformeur du vrai en faux et du faux en vrai, le passeur éclairé des mondes réels ou virtuels, le metteur en scène averti et conscient. Que dans l’errance de sa recherche, sa caméra ne soit pas dupe.?
À chacun de nous en quête de sens et de vérité. Dans le déferlement des images, des informations, des projections réelles et virtuelles l’analyse est devenue nécessaire et indispensable pour sortir du chaos. Cette recherche n’est pas du temps perdu.?Dans la quête de la vérité du réel, ce Réel qui nous échappe au-delà même de la connaissance et de la science, le 7éme Art a le privilège, sur les six ou neuf autres, d’imaginer le monde et par les images qu’il montre et par les images qu’il crée. Les représentations qu’il produit feraient du cinéma un signifiant maître, l’ultime représentant de nos perceptions et représentations.

C’est tout le travail d’ANNIE VACELET-VUITTON. Elle emmène le lecteur dans une analyse minutieuse, approfondie, technique. Rien ne lui échappe des procédés que le cinéaste emploie pour nous montrer le monde tel qu’il le voit ou tel qu’il l’imagine ou le rêve, entre documentaire et film de fiction. Elle choisit ses films et leurs auteurs dans une anthologie du cinéma du sens, des sens, sur les chemins errants de la recherche du réel et de l’imaginaire. Pour faire tenir la vie et tenir à la vie, le cinéma devient alors lui-même le signifiant symbolique, le symptôme, le sinthôme dirait Lacan.
P.C.