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Presse concernant "le sentiment de la Psychogéographe"

D 1er décembre 2011     A Annie Vacelet    


Presse et critiques concernant le livre « Le sentiment de la Psychogéographe » écrit et publié en mai 1993 avec l’aide de la Fondation Pour le Progrès de l’homme ( Léopold Meyer) Paris.

Avril 1993 « Espéral » n° 5 bulletin CGT hôpital des Murets.

PAROLES :

(...) II y a des mots qu’on aurait mieux fait de ne jamais utiliser. Avec le temps ils prennent un sens incroyable et se retournent contre nous.
Quels mots ?
Le mot secteur, ce mot inventé, il y a longtemps, pour dire que nous travaillons avec les gens. Près des gens.
Secteur comme tiens bonjours ! Joli temps pour la pêche.
Hier j’ai compris que la sectorisation est devenue une technique de découpage administratif.
Sécateur.
Dans tel secteur vous avez tant d’infirmiers. Dans tel autre, ils en ont moins, on déplace. Imagine la valeur qu’a pris notre travail avec un tel détournement de langage.
Rendez nous le secteur ! Rendez nous l’histoire en train de se faire ! Des traces, des rythmes. La parole. Ce qu’elle lie, ce qu’elle laisse.(...)

(Extrait de « Le sentiment de la psychogéographe » d’Annie Vacelet. Ed. By Tarika. L’auteur sera présent sur le stand de la CGT lors du trentenaire)

( Bulletin Espéral)


15 juin 1993 « Ouvertures » journal de 1’Etablissement Public de Santé de Ville- Evrard.

LE TEXTE QUE J’ÉCRIVAIS EN 1991 EST DEVENU UN LIVRE : 4ème de couverture.

"En banlieue Est de Paris dans un service de psychiatrie, au fur et à mesure apparaissent sur des cartes les parcours de paroles très anodines, des passages en même temps qu’une chute, des systèmes d’appel, de résistance, des inventions liées a la douleur psychique. Tout ce qui reste à faire, comme il faut faire tons les jours, pour que "ça" tienne : 1’ouvertureen un centre ^ la parole, dont la parole précède dans la rencontre.II faut écouter et beaucoup écouter ce que ça fait d’écouter. En mille traits aussi bien qu’en deux ou trois rythmes, je cesse d’être psychanalyste.C’est de la psychogéographie. Comment dire ? faire exister de la santé, ne serait-ce pas ne jamais finir de finir la réalit. Le temps d’une heure, d’une année, d’un instant. Annie Vacelet 1993."

" Le sentiment de la psychogéographe" édité by Tarika, sera distribué au comptoir de vente des éditions Matrice : librairie « Le Scarabée » rue de la Montagne Sainte Geneviève, Paris V°et dans le XIX° arrondissement à la librairie Laumière, Paris, métro Laumière.

Des extraits de ce livre ont été publiés en 1991 et 1992 dans les revues Chimères et Les Lumières de la Ville. L’auteur en a lu deux pages au cours d’une soirée Polyphonix, au Centre Georges Pompidou en hommage à Félix Guattari. Un atelier radiophonique de création sur France Culture doit s’élaborer dès septembre, à partir du contenu de ce livre.

( Bulletin Ouvertures)


15 juin 1993 « Vie Sociale et traitement » revue du champ social et de la santé mentale CEMEA, Maurice Mallet.

LE SENTIMENT DE LA PSYCHOGEOGRAPHE :

« EST-CE QUE JE VAIS ME RECONNAÎTRE DANS CE QUE TU ÉCRIS ?"

J’ai travaillé dans les lieux, j’ai travaillé les lieux eux-mêmes je les connais. J’ai travaillé avec Annie, le « faire » pour le « dire », le « dire pour le faire », nous avons appris ensemble, nous nous connaissons !

Son écriture fait scandale.

Elle est en soi une révolution douce, mais une révolution quand même, ou pour le moins un passage à l’acte.

Ne croyez pas qu’elle soit l’interprete de ce qui se vit dans un lieu de soin. Même devant la nécessité des urgences douloureuses qui traversent cet espace, elle ne cède pas la place à l’interpretation. Elle est acteur.

Culturellement, son travail est une « oeuvre ». Conquérir un impossible à être n’était pas à priori dans ses cordes.

Annie a su dépasser l’outrage des réminiscences pour faire accéder tout le monde au « je ». Pas seulement dans son livre mais aussi dans son travail. Se coltiner le quotidien, c’est quelque chose.

Ce sont de vraies histoires, tissées sur l’espace de la vie, qui mettent en rapport des enjeux étonnants, la perception d’Annie c’est un quart de ton (qui n’existe pas, dit Daniel) au-dessous de la réalité : c’est un lieu fragile qui unit l’être fou à l’être...

Urgence, réflexe, comment sauver parfois une situation, une vie et une situation ? Elle s’explique de l’ensemble, en passant par des détails. C’est concret parfois et les moyens qu’elle se donne pour éviter à l’autre d’en finir avec la vie sont des moyens de professionnels.

Annie a glissé d’une structure de soin à une autre.

Elle a vu et ne se contente pas de témoigner.

Elle décrit la simplicité des mots après un coup de rasoir, où tout se banalise autour de petits gâteaux.

Elle décrit ce qui reste dans l’âme de tout ceux qui bossent auprès de ceux qui souffrent.

Ce qui reste nous tient en éveil, nous empêche d’être totalement dans la névrose ordinaire.

Nous sommes dans l’extraordinaire d’une névrose incontournable, celle de ceux qui en savent long et qui ne savent pas quoi en faire, si ce n’est un LIVRE.

« Ce que tu dis restera secret ! » Voilà !

(Maurice Mallet, Journal Vie Sociale et Traitement )


Octobre 1993 « Psychologies et Psychologies » n° 114, bulletin du syndicat national des psychologues, Emmanuel Garcin.

LE SENTIMENT de la psychogéographe. Annie Vacelet. By Tarika, 1993.

FAIRE ÉTAT DE SES CONVICTIONS, DE SES EFFORTS POUR RÉVEILLER L’IMAGINATION LÀ Où LA PEUR DE L’IMAGINAIRE RÈGNE, SANS MANQUER DE STYLE, N’EST PAS UNE MINCE AFFAIRE.

Annie Vacelet s’y est employée dans un livre sur son expérience de bientôt 18 ans de psychologue-psychanalyste dans un service de psychiatrie. Un livre qui tente de rendre sensible le sens de la poésie, l’attention aux inventions liées a la douleur psychique, le pistage des parcours de paroles qui prennent leur importance d’être suivies à la trace, 1’ecoute et ce que ça fait d’écouter. C’est un livre qui avait besoin d’être écrit. II 1’a été. Faute d’éditeur, il est en dépôt dans plusieurs librairies parisiennes spécialisées. Les esprits curieux peuvent également se le procurer chez l’auteur.

(Emmanuel Garcin, Bulletin Psychologues et psychologies)


Novembre 1993 « Psychologies » n° 114, mensuel, lsabelle Taubes.

LE SENTIMENT DE LA PSYCHOGEOGRAPHE Une psychologue tente de faire tomber les murs de l’hopital, pour écouter vraiment la souffrance psychique. By Tarika 156p

(Journal Psychologies)


11-17 août 1993 : « Globe Hebdo », le choix de la Hune.

LE CHOIX DE LA HUNE

A. Vacelet, le Sentiment de la psychogéographe

By Tarika 155 pages

(Journal Globe)


Le Père Duchesne" : NOTRE AMIE Annie Vacelet dont aucun de nos abonnés n’a été surpris qu’elle reprenne un terme usité des situ pour le titre de son bouquin, à savoir "psychogéographe", notre amie Annie Vacelet va donner de la voix à la radio. Atelier de recherche et de création radiophonique, sur France Cul, un de ces jours, elle nous préviendra je suppose.

(Dominique Meens, Bulletin Science et vie)


1993 « La psychanalyse en Europe » n° 3, revue Internationale de psychanalyse éditée par ERES, Frédéric de Rivoyre.

ANNIE Vacelet, Le sentiment de la psychogéographe,

Annie Vacelet n’a pas froid aux yeux. Quand son regard de géographe se pose sur vous, on se sent comme délivré du poids des faux-semblants et des simagrées qui accompagnent ordinairement les relations dites sociales. II y a de la fougue dans le personnage, mais c’est son exigence qui frappe d’emblée.

Son livre est donc un travail qui cache derrière un style enlevé, parfois proche du style éclaté du Nouveau Roman, une exigence de pensée portée jusqu’à l’extrême de ses capacités.

Avant de parcourir le secteur géographique où elle nous entraîne, au chevet (ce qu’on appelle la clinique) de ceux qui souffrent de ne pas toujours avoir les mots pour dire et pour exister, Annie Vacelet a vu du pays. De son Jura natal à Bondy-Seine-Saint-Denis, elle a traversé la géographie des idées et des pensées, du Mexique à la Bourgogne, au côté des rêveurs, philosophes, peintres, poètes qui marchaient et qui marchent encore vers de nouvelles pensées. Après avoir traversé 1’antipsychiatrie, plongé dans la psychanalyse et donné son temps, ses forces et son exigence au secteur, à la psychiatrie publique la plus honorable, elle nous livre un morceau de chair psychique, une description qui parle du plus près de la souffrance et de 1’angoisse de vivre dans ce drôle de travail qui consiste à écouter, tous les jours, tout le temps, partout.

Annie Vacelet écrit comme si demain était trop loin : il faut arriver à tout dire, tout montrer : il y a la ville, la banlieue, son espace chaotique et son histoire qui affleure par endroit, 1’histoire des premiers cheminots, la forêt d’autrefois, les potagers perdus, les maraîchers, et puis il y a 1’équipe des « soignants » les infirmiers, les médecins, les psychos, tous saisis dans leur singularité, tous vivants ; et puis encore avec ceux-la : les patients qui débarquent de leur difficulté à être et qui en mettent un peu, là où ça passe, là où ça tient encore. Et puis les structures, 1’hopital, la DDASS, 1’Etat, la mairie, le pavillon, le centre d’accueil, 1’association...

Et puis encore il y a Tennessee Williams, Artaud, Rilke, Machiavel, Antigone, et Freud bien sûr, et certainement Lacan.

Ce n’est pas en effet la moindre des gageures de ce livre que de porter la marque de l’exigence à laquelle tout psychanalyste doit se rendre, à savoir : chercher à rendre compte de son acte. C’est là, sans doute, ce qui me touche le plus dans le travail d’Annie Vacelet.

Elle investit un espace vide, jusque-là semé de quelques meubles vieillots et nauséabonds, que l’on nomme la clinique psychiatrique. L’invention et la mise en place du secteur en psychiatrie ont en effet depuis longtemps renvoyé aux oubliettes des universités médico-psychologiques, les anciens concepts de la clinique psychiatrique ; s’il est bon de les avoir connus, force est de constater leur totale inutilité dans la pratique quotidienne du secteur.

« Nous sommes dans l’oeil du cyclone des structures, là où la structure n’a qu’a bien se tenir ! Elle fait une drôle de binette à cet endroit-là, il faut voir les bouts de ficelle » (p.90).

Or, jusqu’à ce jour, il n’existait pas, à ma connaissance, de travail permettant de penser la complexité de la clinique psychiatrique de secteur. Le livre d’Annie Vacelet en est le premier exemple. Et ce qu’il m’apparaît essentiel de souligner à ce propos : c’est que cette pensée doive tant à l’oeuvre de Lacan. Autrement dit : il n’y a pas pour l’instant d’autres manières de penser le travail du secteur que d’en passer par le travail de relecture de Freud initié par Lacan. Il n’y a pas, à ce jour, de meilleurs repères que les catégories de Symbolique, d’lmaginaire et de Réel pour penser le quotidien du secteur !

Ce travail de nomade dans la géographie des pensées démontre ainsi qu’il subsiste encore, après le grand décapage, un avenir à la psychanalyse, pour peu que les analystes y mettent autant de coeur à l’ouvrage qu’Annie Vacelet.

« C’est avec le rêve, le travail du rêve qu’on va s’en sortir » (P. 144).

(F. de R. Revue Internationale de psychanalyse)



Mai 1998 « Psychologues et Psychologies » n° 142, Pascal Le Malefan.

Annie Vacelet, Le sentiment de LA PSYCHOGÉOGRAPHE, Paris, By Tarika , 1993.

Les psychologues n’écrivent pas assez, lit-on souvent. Ce livre est là pour prouver le contraire. II est avant tout une aventure d’écriture faite par une psychologue qui, pendant une année, a été payée par la Fondation pour le Progrès de 1’Homme pour rapporter la chronique de ce que d’autres font, disent, là où ils errent, souffrent, travaillent. Ces autres sont les soignants et soignés du 14eme secteur de psychiatrie de Paris, dans la banlieue nord-est. Le style emprunte au nouveau roman ; il y a du Claude Simon chez Annie Vacelet.

II ne faut pas chercher dans ce livre d’exposé théorique sur !a psychose. Les références n’en sont pas pour autant absentes. Lacan est souvent cité, Lévi-Strauss aussi.L’auteur se positionne donc et signale ses appartenances.II s’agit plutôt d’une dérive, lente, comme, peut être, le temps de la psychose et des institutions qui 1’accueillent.Mais avec parfois des accélérations dans 1’ecriture même : dia- logue entre soignants, interpellations, récit de moment délirant, critique de 1’administration, dénonciation du sort de la psychiatrie.Cette phrase par exemple, supposée venir d’une infirmière : "Et ces thérapeutes confirmés, patentés qui font comme si de rien n’était ! Bientôt, en réunion, on en sera à analyser la différence entre les silences. Ça dégonfle le petit personnel ! Aujourd’hui, je leur ai dit : vous ne parlez que des patients.II faut parler des soignants, des états paniques des infirmiers." (p. 112)

On pourra être amusé, ou agacé, de rencontrer à plusieurs reprises une image plutôt critique du psychologue et de ses prétentions. A moins qu’Annie Vacelet se moque un peu d’elle-même, grâce à cette position d’extériorité de 1’écrivain- observateur. Elle se dit en la circonstance « psychogéographe » explorateur d’un territoire connu mais qu’elle redécouvre parce qu’elle en écrit les contours. Une pratique de la lettre qui transforme le sujet lui-même.

La dérive du texte évoque irrésistiblement la dérive d’une psychiatrie perdant ses repères, ses idéaux. La dénonciation est ici féroce et 1’écriture militante. La question est alors de savoir comment Annie Vacelet a-t-elle pu redevenir psychologue après cette expérience de voyage/voyure « au [bien triste] pays de la psychiatrie » ?

(Pascal Le Malefan, Bulletin Psychologues et Psychologies)

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En 2006, M. D., clinicien, auteur de nombreux livres philosophiques m’écrivait... sans doute après l’une des rediffusions de l’ACR "Extra-Muros, chronique de la folie à Bondy..." :

"relu ton bouquin Le sentiment de la psychogéographe. toujours avec le même plaisir émerveillé. La banlieue. Tout ça. Les trucs de la vie. Génial. Je pèse mes mots. Sérieux je suis. Peu de bouquins tiennent le coup à côté.
By Tarika au pouvoir. Rien qu’à l’idée des éditeurs qui ne l’ont pas publié, je réclame une kalachnikov. Oh pis non. Même pas.
Plus à plaindre qu’à blâmer."}

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