Vous êtes ici : Accueil » Films » Retour au maquis d’Alièze. Jura 1940-1944 » Presse concernant le film "Retour au maquis d’Alièze..."

Presse concernant le film "Retour au maquis d’Alièze..."

D 27 avril 2012     A Annie Vacelet    


LE PROGRES du Jura 11 septembre 2013 :

LE PROGRES du Jura 14 septembre 2013 :

LE PROGRES du Jura 11 septembre 2013 :


LE PROGRÈS JURA, Publié le 28/10/2011.

Cinéma. Résistance : que s’est-il passé à Alièze entre 1940 et 1944 ?

« Retour au maquis d’Alièze. Jura 1940-1944 », le documentaire que signe Annie Vacelet-Vuitton, est un travail de mémoire qui entremêle les temps de la commémoration, de la remémoration et de l’histoire en train de se raconter.

« Au départ, je voulais interroger un épisode dramatique de la vie de ma mère dont elle ne m’a jamais parlé : la mort de son meilleur ami, Pascal Lemeland, un jeune maquisard venu de Normandie, qui fut encerclé à Alièze et tué par l’armée allemande en même temps que neuf autres combattants. Ma question de départ portait sur le silence inquiétant de nos parents en ce qui concerne la Seconde Guerre mondiale, explique la réalisatrice. Pourquoi ne nous ont-ils rien dit ? Soixante-sept ans plus tard, j’avais vraiment besoin d’en savoir plus. Mais j’ai très vite compris que ce que ma mère m’avait tu, n’était ni plus ni moins que de l’horreur pure : celle qu’impose toute guerre qui s’en prend directement à la population. »

« À partir de cette découverte, je devais ouvrir mon questionnement et faire un film sur cette guerre très spéciale que fut la Seconde Guerre mondiale », poursuit-elle. Elle a d’abord interrogé les membres de sa famille qui, finalement, ne savaient pas grand-chose de l’histoire d’Alièze.

Pressée de faire ce film, Annie Vacelet-Vuitton n’a donc tenté aucune demande de crédit, elle a mis son matériel vidéo dans le coffre de sa voiture et a rejoint le premier plateau du Jura où elle est restée de mars 2010 à avril 2011. « J’ai fait de magnifiques rencontres. Certaines personnes n’ont pas accepté que je les filme. D’autres étaient satisfaites, je crois, de prendre la parole », remarque-t-elle. « Les Jurassiens n’ont pas seulement été traversés par l’histoire. Ils en pensent quelque chose et le disent. Ce film a été aussi l’occasion de rencontres avec des textes inédits ou publiés à petit tirage : des journaux de combattants, de déportés, des rapports militaires. »

La dramaturgie du film s’est organisée autour de ces rencontres, comme une balade historique et sentimentale. Elle ramène des événements de la petite histoire, l’histoire au jour le jour des résistants, des déportés, des paysans, mais elle ouvre sur la grande Histoire. En Normandie, André Lemeland qu’elle est allée interviewer, lui a fait la surprise de lui donner un film qu’il a tourné avec son frère Pascal la veille de son départ pour le Jura, en 1943 ».

Après le tournage, la cinéaste a retrouvé son banc de montage à Paris. « De mes quarante heures de rushes sortiront finalement deux films : ce premier long-métrage et un deuxième que je terminerai en 2012. »

Entre 1975 et 2008, elle travaille comme psychologue-psychanalyste, participe à la création de lieux de soins, enseigne à l’Université de Paris-8 (Sciences de l’Éducation). De 1999 à 2005, elle fait des études de cinéma, d’abord à l’institut international de l’Image et du Son de Trappes, puis à l’université de Paris-8 où elle obtient un Master 2 Études Cinématographiques et Audiovisuelles, mention très bien. Elle publie des articles et des livres parmi lesquels “Le sentiment de la Psychogéographe” en 1993 et “Délimitation d’un corps. Journal d’une psychologue en banlieue”, en 2009. Elle réalise plusieurs documentaires : “Mémoires de la folie" en 2000. “La Psychanalyse part en voyage” en 2001, “Paris 2003 contre la guerre” en 2003, “1914, la folie” en 2005, “Luc Moullet, la ruée vers l’art” en 2005, “La Psychanalyse court toujours” en 2007. "Retour au maquis d’Alièze. Jura 1940-1944" sera le prochain.


LA PRESSE DE LA MANCHE. Commune de Huberville.

En hommage à trois jeunes normands

Environ, cent cinquante personnes sont venues dernièrement assister à la projection en avant première du film de Annie Vacelet-Vuitton " Retour au maquis d’Alièze ". Parmi les spectateurs, il y avait le maire de la commune Jean Marie Renard des habitants de la commune de toutes catégories professionnelles et de tous âges. Certaines associations importantes étaient représentées comme les anciens Combattants, le Souvenir Français..…
Un jeune hubervillais , Pascal Lemeland , frère de André Lemeland , le doyen de la commune , a été tué en combattant dans ce maquis de Alièze. La maman de la réalisatrice du film qui avait à cette époque 18 ans était la fiancée de ce jeune normand mais n’en n’a jamais parlé à sa fille." Ayant des difficultés à s’exprimer, c’est ma tante qui m’a raconté cette très belle aventure et j’ai décidé d’en faire un film. Il est construit autour d’une question qui m’est propre : pourquoi nos parents nous ont-ils si peu parlé de ce qu’ils ont vécu pendant la seconde guerre mondiale, cette guerre d’occupation et de déportation si dure... Pourquoi ma mère ne m’a-t-elle jamais parlé de son amitié avec Pascal Lemeland un jeune normand qui est venu se battre et mourir dans le Jura en mars 1944 " souligne Annie Vacelet-Vuitton.
Au-delà de l’histoire de ces jeunes gens, le film s’attache à décrire très précisément l’immense difficulté que les résistants ont eu à s’organiser et à survivre partout en France mais plus particulièrement sur le premier plateau jurassien non loin de la frontière suisse, une zone interdite et très surveillée.
Dans le film, Anne Vacelet-Vuitton montre que les Normands qui ont résisté n’ont jamais pu constituer de maquis sur leur territoire étant donné le contexte géographique et guerrier de l’époque. La façon dont elle a traité la question en centrant le film autour de la question : " Comment organise-t-on un maquis ? Avec qui ? Sur quelles bases idéologiques, historiques, désirantes ? " a beaucoup intéressée l’auditoire .
Les spectateurs ont pris le film comme un hommage aux trois jeunes normands engagés dans le maquis jurassien, Pascal Lemeland, Louis Bertaux, Roger Glinel , mais aussi comme une véritable leçon d’histoire concrète, proche des gens et génératrice d’idées .

Jean Yves Pichard La Presse de la manche Valognes (23 février 2012)