Le film "1914, la folie"- descriptif

D 3 septembre 2014     A Annie Vacelet    


FICHE TECHNIQUE :

Titre : 1914, la folie.
Documentaire DV
Durée : 21’ 22’’ 10
Langue française
Réalisé par Annie Vacelet
2005
Dans le cadre de l’Université de Paris 8. Arts du Spectacle- Etudes Cinématographiques et Audiovisuelles . St Denis (93).

Synopsis :
Je suis psychothérapeute. L’hôpital psychiatrique où je travaille, renferme des milliers de dossiers de soldats devenus fous pendant la guerre de 14/18. Comment éviter de les consulter ?

Générique :
Conception, réalisation, image, son, montage : Annie Vacelet. Lecteurs et voix : Philippe Delaunay, Maxime Greslé, Frédéric Ferrer, Paul-Armel Mbélé, Christian Canonville, Annie Vacelet. Archives films : ecpad. Photos : Le Miroir, droits réservés . Dessins, eaux fortes, gravures : Steinlen, droits réservés. Lettres et dessins de soldats internés à l’Asile. Chanson : Craonne, bnf. Musiques : Didier Aschour « Harmonic hocquets » Horacio Viaggone « Schall » Richard Pinhas « Marie Zorn transmutation » Martin Smolka « Lullaby » Edition : Chimères n°40. Mixage : Sophie Bommart. Merci aux Archives Nationales de France, à Monsieur Marchandet Directeur de l’eps de VE et Madame Saliou archiviste, Gilbert Léon, Philippe Versapuech de la serhep société d’études et de recherches historiques en psychiatrie, Neuilly-sur-Marne, Eric Lafon et Véronique Fau-Vincenti du Musée de l’Histoire Vivante, Montreuil, Hubert Bieser, historien des pratiques de soins en santé mentale, Anabelle Le Doeuff, Christian Canonville, Gabriel Gonnet, Rachid Ouadah pour leurs critiques, Marie Delachaux, Robinson Hette, Mahjoub Mastoura et son frère, Johan Boulanger, étudiants à Paris 8. Et Anielle Weinberger, Claire Simon, Claude Bailblé, enseignants à l’Université de Paris 8. Copyright : annie vacelet 2005.


CRITIQUE DE Gricelda Sarmiento

Chère Annie Vacelet,

J’ai vu votre film « 1914, la folie » avec beaucoup d’intérêt. Le fait que des professionnels du psychisme humain s’intéressent au social me semble indispensable, si en plus ils vont au-delà en mettant leur savoir-faire et leur expérience au service de l’art est un pas de plus dans ce qu’est pour moi la plus haute valeur chez l’homme : l’invention, la création. Votre travail à Ville Évrard laisse donc doublement des traces : pour ce que vous avez pu apporter comme soulagement à la souffrance de ceux qui se sont confiés à vous, et par votre cri d’alarme et de désespoir sous forme de film documentaire.

Votre rigueur dans la recherche, tant à Ville- Évrard, au Musée Montreuil, dans la documentation de l’époque comme L’hebdomadaire Miroir, des films ou des photos, vous ont permis de concilier technique et savoir-faire. Vous montrez ainsi comment ont pu se représenter l’insensé, l’inouï, et ce qui est invraisemblable, un discours sous-jacent qui peut justifier le massacre.

Votre documentaire permet de constater que « la Grande Guerre » est un reflet, un miroir de ce qui se passe actuellement, dans les pays d’Orient, dans les pays africains, et dans les pays du « tiers » monde en général.

La folie chez les combattants comme effet de la guerre, mais aussi la folie des décideurs qui précédent le massacre humain en organisant et fabriquant des guerres.

A la fin du film, comme désenchantée de tout, vous criez : Allez ! ...
Salut ...

Nous tentons d’imaginer la suite des mots qui manquent à ce départ : Pourquoi vous nous demandez de guérir ceux que, vous-même, vous rendez malades ? Messieurs, je ne me prête plus à vos hypocrisies ; A jamais ! ….

Bien amicalement,

Gricelda Sarmiento, Psychanalyste

Centre de recherches en psychanalyse et écritures.
Association régie par la loi du 1er juillet 1901
Siège social : 12 Bd Arago – 75013 Paris