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LA PAROLE ERRANTE

D 31 janvier 2013     A Annie Vacelet    


LA PAROLE ERRANTE, soirée exceptionnelle autour du film
"Qu’importe le langage de droite ou de gauche,
la Rose Blanche refleurit toujours
"
réalisé par Annie Vacelet-Vuitton

Surgis d’horizons différents, de jeunes metteurs en scène, musiciens, médecins-psychiatres, infirmiers, chercheurs se rassemblent autour d’Armand Gatti, investissent l’un des pavillons les plus anciens de l’hôpital psychiatrique, et font du théâtre : ils n’interprètent pas, ils créent, tissent des textes et jouent en s’appuyant sur les forces présentes dans l’air, la terre, l’eau, les mots.

Jeudi 31 janvier 2013 à 20H
9, rue François Debergue. Montreuil. Croix de Chavaux.
Entrée libre. Vente de DVD

Annie Vacelet-Vuitton présentera son film, Stéphane Gatti le film des séquences d’improvisation autour du Ginkgo Biloba avec le groupe de l’expérience, Jean-Marc Luneau lira des extraits du texte initial de Gatti : “Ne pas perdre de temps sur un titre. Que mettez-vous à la place ? Une Rose Blanche."


Quel est le sens d’un tel rassemblement, une soirée autour de la Rose Blanche, du Gingko Biloba, de Ville-Évrard, d’Armand Gatti, des Diseurs ? On comprend que ça tourne autour de l’esprit de résistance des uns et des autres, un mouvement initié en Allemagne par quelques lycéens, qui s’est poursuivi dans la forêt de la Berbeyrolle avec Armand Gatti - son amour des livres, des arbres - puis à Ville-Évrard où des thérapeutes soignent en se situant le plus possible du côté de la parole des malades. On comprend que le film que j’ai fait se passe à Ville-Évrard (Ainsi que celui de Stéphane Gatti.) Mais ce film “Qu’importe le langage...” est-il vraiment un film ? Ou doit-on le considérer comme l’un de ces documents que les voyageurs rapportent de leurs périples dans des pays lointains ? Une rêverie bourrée de figures de style invisibles qui rendent visible quelquechose auquel on ne s’attendait pas ? Et puis, que vaut un film tourné en trois jours sans ingénieur du son, sans perchiste, avec un seul micro (hypercardioïde) planté sur la caméra ? On comprend qu’au cours de l’expérience, Armand Gatti propose au groupe de s’échapper de l’asile (Et des discours pesants sur la folie.) en passant par le sommet des arbres. “Du côté des racines, pas d’espoir.” nous dit-il. Alors foutons le camp par le haut avec Camille Claudel, Komitas, les milliers de soldats devenus fous pendant la guerre de 14-18, Antonin Artaud qui fut hospitalisé en 1942 sous administration nazie. On comprend que ce film est une tentative d’évasion.

Production Annie Vacelet-Vuitton
avec le soutien de l’association “Les Diseurs” association culturelle et artistique à Ville-Évrard

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